Saddam déterminé à ne rien lâcher

© 20 minutes

— 

Donald Rumsfeld est sûr de son fait, Saddam Hussein doit choisir entre trois solutions. Soit il « coopère » avec l’ONU, soit il « quitte le pays », soit il ne fait rien, « ce qui conduirait à un conflit », a répété, hier, le secrétaire d’Etat américain à la Défense. Mais, face à lui, le dictateur irakien semble tout aussi décidé... à ne pas coopérer et encore moins à quitter son pays. Ainsi, hier soir, l’Irak n’avait toujours pas donné sa réponse quant à la destruction ou non de son stock de missiles Al-Samoud 2, dont la portée dépasse, selon les experts, la distance autorisée (150 km). En outre, dans une interview qui devait être diffusée la nuit dernière sur la chaîne américaine CBS, Saddam Hussein aurait affirmé, selon le journaliste Dan Rather, que son pays ne possède aucun missile interdit par l’ONU, donnant ainsi l’impression de s’opposer à la destruction de ces engins. En réponse à Washington, Hussein a également écarté toute idée d’exil : « Je suis né en Irak. (...) Nous mourrons dans ce pays et nous préserverons notre honneur. » Dans cet entretien, le président irakien a assuré qu’il n’ordonnerait pas, en cas de guerre, la destruction des puits de pétrole. De son côté, le chef des inspecteurs en désarmement, Hans Blix, a émis des doutes sur la volonté de l’Irak de coopérer, mais il a sollicité « quelques mois » de plus pour les inspections. Sur le front diplomatique, alors que George Bush a réaffirmé sa détermination, le parlement français a organisé, hier, un débat sur la question (lire page 8). R. C.

fronde 199 des 659 députés britanniques ont voté, hier soir, en faveur d’un amendement hostile à la politique de Tony Blair sur l’Irak. Il y aurait, parmi eux, une centaine de travaillistes.