Giuliani perd son plan de bataille pour la présidentielle américaine

P.B. avec AFP

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L'ancien maire de New York Rudolph Giuliani a été le premier à témoigner jeudi au procès du 11-Septembre contre Zacarias Moussaoui, en décrivant l'horreur vécue personnellement, devant le Français qui a quitté la salle en parodiant la chanson "Born in the USA".
L'ancien maire de New York Rudolph Giuliani a été le premier à témoigner jeudi au procès du 11-Septembre contre Zacarias Moussaoui, en décrivant l'horreur vécue personnellement, devant le Français qui a quitté la salle en parodiant la chanson "Born in the USA". — Ralphson AFP/Archives

Étourdi, Giuliani? L’ancien maire de New York et prétendant à la course à la Maison Blanche Rudolph Giuliani aurait oublié dans une chambre d'hôtel le document détaillant son plan de bataille pour la présidentielle de 2008, a rapporté mardi le New York Daily News.

Le texte de 140 pages, en partie manuscrit, décrit comment le républicain entend organiser sa campagne et comment il compte se constituer cette année un trésor de guerre de quelque 100 millions de dollars. Selon le Daily News, le document a été perdu dans un hôtel d'une ville non précisée, avant les élections parlementaires de novembre.

Trouvé ou dérobé?

Une des pages souligne la préoccupation de l'entourage de Giuliani, qui a fait une liste des facteurs pouvant menacer sa candidature, liés notamment à ses affaires, ses anciens collaborateurs tombés en disgrâce et… son ex-épouse.

«Perdre son plan de bataille est un accroc de taille dans une course présidentielle aux enjeux immenses et un impair potentiellement désastreux pour Giuliani au tout début de sa campagne», relève le quotidien, qui indique avoir reçu le dossier des mains d'un partisan d'un rival de Giuliani.

L’affaire pourrait ne pas s’arrêter là. Selon l’entourage du Rudy Giuliani, cité dans le New York Time, ces documents ont été dérobés par une personne infiltrée. Un membre du staff Giuliani se veut rassurant et affirme qu’il ne s’agit pas de la stratégie officielle mais «simplement d’idées jetées sur le papier il y a trois mois».

Selon les sondages, l'ancien maire de New York –dont la cote de popularité a bondi après le 11 septembre– devance légèrement son principal rival républicain, le sénateur John McCain, dans la course à l'investiture de leur parti pour la présidentielle.