Grande-Bretagne: Un groupe se présentant comme «l'IRA» revendique l'envoi d'engins explosifs

MONDE Sept petits engins explosifs ont été envoyés à des centres de recrutement de l'armée...

avec AFP

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9 avril 2012, un membre masqué de l'IRA lit un message au cours d'une commémoration.
9 avril 2012, un membre masqué de l'IRA lit un message au cours d'une commémoration. — George Sweeney / Rex Fe/REX/SIPA

Un groupuscule républicain catholique s'inscrivant dans la mouvance de l'ex-Armée républicaine irlandaise (IRA) aujourd'hui démantelée, a revendiqué auprès d'un média nord-irlandais l'envoi d'engins explosifs à des centres de recrutement de l'armée en Angleterre la semaine dernière, a annoncé lundi Scotland Yard.

«La revendication a été reçue samedi 15 février par un média nord-irlandais, à l'aide d'un nom de code reconnu. La revendication a été faite soi-disant au nom de l'IRA», a indiqué la police dans un communiqué, sans plus de précision.

Downing Street avait indiqué dès jeudi que les sept petits engins explosifs, «capables de fonctionner», envoyés à des centres de recrutement de l'armée, portaient la «marque caractéristique du terrorisme en Irlande du Nord».

Groupes dissidents

L'IRA, principale milice catholique nord-irlandaise, a renoncé définitivement en 2005 à la violence dans son combat pour rattacher l'Ulster à la république d'Irlande, après avoir démantelé son arsenal, à la suite des accords de paix de 1998. Mais des petits groupes dissidents, opposés au processus de paix, comme l'IRA-Véritable et l'IRA-Continuité, continuent à revendiquer des attentats dans cette province.

En juillet 2012 trois des quatre principaux groupes dissidents de l'IRA avaient annoncé qu'ils créaient une «structure unifiée» afin de se substituer à l'IRA.

Le journal The Irish News (catholique nationaliste) a indiqué avoir reçu un communiqué selon lequel, «L'IRA revendique les engins explosifs envoyés aux centres de recrutement des forces armées britanniques en Angleterre. Les attaques continueront quand et où l'IRA le jugera opportun».

3.500 morts

La province britannique d'Irlande du Nord (Ulster) a connu trente ans de violences interconfessionnelles qui ont fait 3.500 morts jusqu'à la signature des accords de paix, qui ont conduit au partage du pouvoir entre protestants et catholiques.

Si des engins explosifs sont toujours régulièrement découverts en Ulster, aucun n'a été trouvé récemment dans les autres régions du Royaume-Uni. Les sept colis ont été découverts des villes du sud-Est de l'Angleterre (Brighton, Oxford, Reading, Chatham, Slough, Aldershot et Cantorbéry) entre le 11 et le 13 février.