Ce qu'Ariel Sharon n'a pas vu

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Le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, dans le coma depuis 40 jours était dimanche dans un "état critique, mais stable" après une septième opération alors que son parti Kadima continue à caracoler dans les sondages à l'approche des élections.
Le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, dans le coma depuis 40 jours était dimanche dans un "état critique, mais stable" après une septième opération alors que son parti Kadima continue à caracoler dans les sondages à l'approche des élections. — Gali Tibbon AFP/Archives

Demain, cela fera un an qu'Ariel Sharon, victime d'une attaque cérébrale, tombait dans le coma. Une année durant laquelle le paysage politique au Proche-Orient a subi de profonds bouleversements, alors que l'ex-Premier ministre israélien est toujours dans un état végétatif à l'hôpital Tel Hashomer de Tel-Aviv.

Hamas Trois semaines après la mort politique de Sharon, le Hamas, mouvement radical qui se présente pour la première fois à des élections, remporte haut la main les législatives palestiniennes. La communauté internationale décide de suspendre ses aides à l'Autorité palestinienne, désormais dominée par une organisation considérée comme « terroriste » par les Etats-Unis et l'Europe et qui appelle à détruire Israël.

Liban Le successeur de Sharon à la tête du gouvernement, Ehoud Olmert, dénué d'expérience militaire, entre en guerre le 12 juillet contre le Liban après l'enlèvement de deux soldats israéliens par le Hezbollah. Le conflit, qui dure trente-quatre jours, est un échec pour Israël, incapable de faire cesser les tirs de roquettes du « parti de Dieu » depuis le Liban-Sud. La popularité d'Olmert s'effondre et l'application du plan de Sharon pour fixer unilatéralement les frontières d'Israël passe aux oubliettes.

Processus de paix Le président palestinien, Mahmoud Abbas, affaibli par les affrontements entre le Hamas et le Fatah, rencontre Ehoud Olmert le 23 décembre. Ils annoncent la relance du processus de paix, que la perte de légitimité des deux dirigeants rend cependant hypothétique.

Faustine Vincent

L'AFP n'avait toujours pas de nouvelle hier de son photographe enlevé à Gaza, le Péruvien Jaime Razuri. Les efforts diplomatiques et les recherches continuent.