Mali: Les proches de Gilberto Rodrigues Leal demandent à ses ravisseurs de sortir du silence

OTAGES La famille n'a «plus aucune nouvelle» depuis le 26 janvier 2013, date à laquelle le Mujao avait annoncé être prêt à négocier la libération du sexagénaire...

Bérénice Dubuc

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Des combattants du Mujao, près de l'aéroport de Gao, dans le nord du Mali, le 7 août 2012
Des combattants du Mujao, près de l'aéroport de Gao, dans le nord du Mali, le 7 août 2012 — Romaric Ollo Hien AFP

La famille de l'otage français Gilberto Rodrigues Leal, enlevé en 2012 au Mali, a demandé une nouvelle fois au Mujao, le groupe islamiste armé ayant revendiqué l'enlèvement, des informations sur le sort de l'otage, a-t-elle indiqué ce samedi à l'AFP.

«La famille de l'otage Gilberto, très inquiète, vous demande, messieurs Walid Abou Adnan Sahraoui et Ahmed Ould Amer, dit Ahmed Tilemsi, membres du Mujao, de nous informer du sort de l'otage Gilberto Rodrigues Leal», déclare le frère de Gilberto, David Rodrigues Leal, dans un message transmis il y a une semaine au site mauritanien Sahara médias et à l'agence de presse mauritanienne ANI.

Une première demande restée vaine

En décembre, les proches de Gilberto Rodrigues Leal avaient envoyé en vain une même demande aux ravisseurs présumés. «L'inquiétude grandit. Ce silence est assourdissant», a dit à l'AFP la soeur de l'otage, Irène Rodrigues, expliquant n'avoir «plus aucune nouvelle» depuis le 26 janvier 2013, date à laquelle le Mujao avait annoncé être prêt à négocier la libération de Gilberto Rodrigues Leal.

«Nous, ce que nous souhaitons, c'est que Gilberto ne tombe pas dans l'oubli et que si quelqu'un sait quelque chose, qu'il n'hésite pas à prendre contact», a indiqué Mme Rodrigues, qui vit à Millau (Aveyron), le reste de la famille étant en Lozère.

Le 20 novembre 2012, le sexagénaire Gilberto Rodrigues Leal était enlevé par des hommes armés près de Kayes (ouest du Mali)), alors qu'il circulait dans un camping-car et venait de Mauritanie. Le 22, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) revendiquait l'enlèvement.