Bush: «Une étape importante sur la route de l'Irak»

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L'exécution de Saddam Hussein est «une étape importante sur la route de l'Irak vers une démocratie qui peut se gouverner, être autosuffisante et se défendre, et être un allié dans la guerre contre la terreur», a déclaré le président américain George W. Bush dans un communiqué publié à Crawford (Texas). Elle «marque la fin d'une année difficile pour le peuple irakien et pour nos troupes», a-t-il ajouté.

Saddam Hussein «a payé», a déclaré la ministre britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett. Elle a rappelé que «le gouvernement britannique ne soutient pas le recours à la peine de mort en Irak ni nulle part ailleurs». Une porte-parole de Downing Street a indiqué que Beckett s'était «exprimée pour le gouvernement dans son ensemble, dont le Premier ministre», laissant entendre que Tony Blair ne réagirait pas en personne.

«Les Irakiens sont les vainqueurs, comme ils étaient les vainqueurs quand il (Saddam Hussein) a perdu le pouvoir», a dit Hamid Reza M. Assefi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle Irna.

«La France, qui plaide comme l'ensemble de ses partenaires européens pour l'abolition universelle de la peine de mort, prend acte de l'exécution de Saddam Hussein», a déclaré le ministère français des Affaires étrangères. Il appelle les Irakiens à «regarder vers l'avenir et à travailler à la réconciliation et à l'unité nationale».

Le Japon a pris acte de l'exécution de Saddam Hussein. «Il s'agit d'une décision prise par le nouveau gouvernement de l'Irak conformément à l'état de droit. Nous la respectons», a déclaré un porte-parole du ministère japonais des Affaires étrangères.

L'Australie, opposée à la peine de mort, doit cependant «respecter» la décision des autorités irakiennes, a déclaré le ministre australien des Affaires étrangères Alexander Downer. Il a estimé que le procès et les procédures d'appel avaient été «équitables».

L'exécution de Saddam Hussein risque d'entraîner un regain des violences en Irak, où le gouvernement doit rapidement restaurer la confiance, a estimé la Malaisie, qui assure la présidence de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).

«Saddam Hussein était responsable de terribles et nombreuses violations des droits de l'homme, mais ces actes, aussi brutaux soient-ils, ne peuvent justifier son exécution, une punition cruelle et inhumaine», a déclaré un responsable de l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch, Richard Dicker. Il a qualifié le procès de «profondément irrégulier»