Les crimes imputés au régime de Saddam

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Accusé de massacres, de déplacements de populations, d'exécutions sommaires, Saddam Hussein a été condamné à mort pour le massacre de 148 villageois chiites au début des années 1980, et est toujours jugé pour une meurtrière campagne en 1987-1988 au Kurdistan.

Voici les principaux crimes dont est accusé l'ancien régime:

    En 1991 : Saddam Hussein écrase dans le sang le soulèvement chiite dans le sud de l'Irak, faisant des milliers de victimes, après la défaite de l'armée irakienne chassée du Koweït par une coalition internationale que dirigeaient les Etats-Unis.
   
    En 1988
, pendant la guerre Irak-Iran (1980-88), l'aviation irakienne a largué sur Halabja (nord-est) toute une gamme d'agents chimiques. Ce bombardement fut la plus grande des attaques irakiennes aux gaz de combat contre des civils : quelque 5.000 Kurdes irakiens, en majorité des femmes et des enfants, ont été tués en quelques minutes, et 10.000 blessés.
   
La campagne Anfal
: en 1987-1988 quelque 182.000 personnes sont tuées dans des déplacements massifs de populations kurdes du nord au sud de l'Irak, des exécutions sommaires et des tueries dans des villages kurdes par le régime de Saddam Hussein, selon un bilan communément admis. Dans ce procès en cours, Saddam Hussein est poursuivi pour génocide et crime contre l'humanité.
   
L'Iran, dont la guerre avec l'Irak a fait près d'un million de morts de part et d'autre selon les estimations occidentales, accuse Saddam Hussein de "crime contre l'humanité, génocide, violation des règles internationales et utilisations d'armes prohibées".
   
Le Koweït, envahi en 1990 par les troupes de Saddam Hussein et occupé pendant sept mois, a requis la peine de mort dans son acte d'accusation contre l'ancien président irakien pour les crimes perpétrés dans ce pays. L'acte d'accusation rend Saddam Hussein et ses lieutenants responsables de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et usage de la force armée pour envahir le Koweït.
   
En 1983, exécution de 8.000 membres de la tribu Barzani, puissant clan kurde auquel appartient le chef du Parti démocratique du Kurdistan et actuel président du Kurdistan, Massoud Barzani.
   
Exécutions de dignitaires religieux chiites en 1980 et 1999.