Saddam Hussein exécuté dans le mois

avec AFP

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Le procès de l'ancien président Saddam Hussein devant le Haut tribunal pénal irakien sur la campagne contre les Kurdes s'est par ailleurs poursuivi mardi, avec la diffusion d'images chocs de victimes des bombardements chimiques.
Le procès de l'ancien président Saddam Hussein devant le Haut tribunal pénal irakien sur la campagne contre les Kurdes s'est par ailleurs poursuivi mardi, avec la diffusion d'images chocs de victimes des bombardements chimiques. — Nikola Solic AFP/Pool

L'ex-président irakien Saddam Hussein, dont la condamnation à mort a été confirmée par la justice irakienne mardi, sera exécuté «dans les trente jours» par pendaison et «à n'importe quel moment à partir de mercredi», a déclaré mardi soir un juge de la cour d'appel, Arif Shaheen.

La cour d'appel du Haut tribunal pénal irakien a confirmé mardi la condamnation à mort par pendaison de l'ancien dictateur, rendue le 5 novembre, pour le massacre de villageois chiites à Doujail (60 km au nord de Bagdad), dans les années 1980. «La décision a été prise à l'unanimité» par les neuf juges de la cour, a précisé le juge Shaheen. «Notre rôle est maintenant terminé», a-t-il conclu.

Selon les statuts du tribunal, aucune autorité, pas même le président de la République, ne peut user du droit de grâce ni commuer les peines prononcées.

La tenue d'un autre procès n'ayant aucun caractère suspensif, Saddam Hussein sera pendu, même s'il est actuellement jugé avec six anciens dirigeants pour avoir ordonné et mis en oeuvre les campagnes militaires Anfal, en 1987-88 dans le Kurdistan (nord), qui ont coûté la vie à 180.000 Kurdes selon l'accusation.

Le demi-frère de Saddam, Barzan al-Tikriti, ancien chef des services de renseignement, et l'ancien président du tribunal révolutionnaire, Awad al-Bandar avait également été condamnés à mort le 5 novembre dernier. Des peines confirmées par la cour d'appel, a précisé le juge Shaheen. Tous deux seront également pendus d'ici trente jours, a-t-il souligné.

Les peines de trois autres accusés, anciens dirigeants locaux du Baas condamnés à 15 ans de prison, ont été confirmées.

L'appel de l'ancien vice-président Taha Yassine Ramadan, dur parmi les durs de l'ancien régime, condamné quant à lui à la prison à vie, a été rejeté. La cour d'appel a même demandé que la peine soit aggravée. Cette peine «ne correspond pas aux crimes qu'il a commis, le Haut tribunal pénal devra donc prononcer une peine plus sévère», a expliqué le juge.


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