Le camouflet des réformateurs iraniens

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Les élections municipales, vendredi en Iran, sonnent comme une déroute pour les réformateurs. Outre la capitale, Téhéran, les partisans du président Khatami ont perdu la plupart des grandes villes iraniennes. Après des succès prometteurs aux élections municipales de 1999, aux législatives en 2000 et à la présidentielle en 2001, ce coup d’arrêt révèle la déception des Iraniens à l’égard des réformateurs, incapables, à leurs yeux, de concrétiser les changements promis. Nombre d’observateurs estiment qu’ils pourraient perdre les prochaines législatives, en 2004. Les réformateurs, qui tiennent le gouvernement et le Parlement, accusent les conservateurs, maîtres de la justice, d’empêcher leurs tentatives de moderniser la société.