«Best jobs in the world»: Une expérience positive pour les lauréats et les organisateurs

MONDE L’opération organisée par Tourism Australia, l’office du tourisme australien, a permis d’attirer (encore) plus de touristes du monde entier…

Bérénice Dubuc

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Elisa Detrez, la Française qui a remporté le 21 juin dernier l’un des six «Best Jobs in the World» mis en jeu par l'office de tourisme d'Australie, est depuis début août Park Ranger dans le Queensland.
Elisa Detrez, la Française qui a remporté le 21 juin dernier l’un des six «Best Jobs in the World» mis en jeu par l'office de tourisme d'Australie, est depuis début août Park Ranger dans le Queensland. — Maxime Coquard

Toutes les bonnes choses une fin. Après six mois d’une «aventure intense», la Française Elisa Detrez, 29 ans, va, tout comme ses cinq collègues lauréats du concours «Best Jobs in the world», devoir dire au revoir à l’Australie. Une expérience très positive pour la jeune femme, mais aussi pour les organisateurs de l’opération.

» Découvrez le quotidien d’Elisa en images par ici

«J’ai vécu un rêve éveillé», raconte Elisa, park ranger dans le Queensland depuis début août. «J’ai fait des rencontres formidables dans les parcs, visité des endroits grandioses, vu des paysages magnifiques…» Et la jeune femme d’énumérer les activités qui l’ont le plus marquée à travers cet Etat grand comme trois fois la France: plonger dans la Grande Barrière de corail, chercher des ossements de dinosaures sur un site de fouilles archéologiques, caresser les koalas ou assister à la naissance de bébés tortue. «En tant qu’ambassadrice de l’Etat et du métier de «park ranger «, j’ai aussi participé à des conférences pour présenter l’opération et expliquer ce qu’elle allait apporter à l’industrie touristique», indique-t-elle.

Le nombre de touristes français en hausse de 8 %

Car il n’y a pas qu’Elisa qui a tiré un bénéfice de ce semestre. L’opération est en effet un coup de pouce important pour Tourism Australia, l’office du tourisme du pays, qui organise l’opération, et pour le gouvernement du Queensland, qui la soutient. «C’est une grosse campagne qui bénéficie au Queensland, en faisant la promotion du métier de ranger, mais aussi en créant de la publicité autour de cet Etat et de l’Australie en général», rappelle Elisa. Et c’est un succès. Selon le ministère du Tourisme du Queensland, entre janvier et septembre 2013, le nombre de jeunes visiteurs français à visiter l’Etat a ainsi augmenté de 8 %, et le nombre de bénéficiaires du visa vacances-travail -dont l’opération «Best Jobs in the world» entend faire la promotion- a fait un bond de 15 %.

«Cela a été formidable de voir Elisa faire la promotion des atouts du Queensland auprès du monde entier», a déclaré Steve Dickson, le ministre des parcs nationaux de l’Etat. Le quotidien de la candidate a en effet été très médiatisé. «Partout où je suis allée, j’ai fait des interviews avec des télévisions, des radios, des magazines, des journaux, locaux, nationaux ou internationaux qui ont au final touché beaucoup de monde», explique Elisa. Sans compter ses comptes sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram) et son blog, alimentés en continu pendant ces six derniers mois, qui lui ont aussi permis de toucher une large audience.

5 millions de dollars australiens de publicité

In fine, le gouvernement du Queensland estime que la mission d’Elisa et ses retombées médiatiques ont permis de générer 5 millions de dollars australiens (près de 3,3 millions d’euros) de publicité pour leur Etat dans les médias australiens. L’impact dans les médias européens est en train d’être comptabilisé, mais devrait également être positif. Une incitation à renouveler l’opération? Sans doute, mais pour l’instant, Tourism Australia ne laisse filtrer aucune information.

Une telle opération, si elle est rentable, est en effet assez coûteuse -chaque gagnant a par exemple reçu 100.000 dollars australiens (près de 66.000 euros) pour le semestre, la moitié en salaire, l’autre en frais professionnels- et très longue à mettre en place. De plus, pour ne pas lasser, les organisateurs pourraient prendre le temps de renouveler le concept, comme cela a été fait entre 2009 et 2013. Le premier concours promettant «le meilleur job du monde» avait en effet été organisé en 2009, ne mettant en jeu qu’un seul poste, et la seconde édition n’a eu lieu que quatre ans plus tard, en 2013, avec cette fois six postes à gagner aux quatre coins de l’Australie.