Un nouveau cessez-le-feu a globalement tenu mercredi à Gaza en dépit d'un climat de défiance, le président Mahmoud Abbas appelant une nouvelle fois les Palestiniens à faire preuve "de responsabilité et de retenue".
Un nouveau cessez-le-feu a globalement tenu mercredi à Gaza en dépit d'un climat de défiance, le président Mahmoud Abbas appelant une nouvelle fois les Palestiniens à faire preuve "de responsabilité et de retenue". — Mahmoud Hams AFP

Monde

Les départs de feu se multiplient au Proche-Orient

La montée des périls ne cesse de se préciser au Proche-Orient. De Gaza à l'Irak, en passant par le Liban et l'Iran, retour sur les tensions de la région.

La montée des périls ne cesse de se préciser au Proche-Orient. De Gaza à l'Irak, en passant par le Liban et l'Iran, retour sur les tensions de la région.

A Gaza, le spectre de la guerre civile Bien que le cessez-le-feu obtenu mardi soir semble avoir tenu hier, la situation reste inquiétante. La flambée de violence de ces derniers jours – au total, treize Palestiniens ont été tués –, engendrée par l'annonce samedi du président Mahmoud Abbas d'organiser des élections anticipées témoigne des profonds clivages entre partisans du Fatah d'Abbas et islamistes du Hamas du premier ministre, Ismaël Haniyeh. Appels à la retenue, au dialogue, hier Haniyeh et Abbas ont joué l'apaisement mais rien ne dit que les affrontements partisans ne resurgiront pas à la faveur de prochaines oppositions politiques.

En Irak, le bourbier américain Mieux vaut tard que jamais. Hier, Robert Gates, le nouveau secrétaire américain à la Défense, était à Bagdad pour « parler avec les Irakiens et voir ce que je peux apprendre ». La même journée, dans une capitale qui sombre un peu plus chaque jour dans le chaos, deux attentats faisaient au moins quinze morts et des dizaines de blessés. Preuve des atermoiements de l'administration américaine sur la gestion de la situation, le président George W. Bush a finalement évoqué hier une possible augmentation du nombre de soldats (actuellement 129 000 hommes).

Avec l'Iran, la crise du nucléaire Hier, George W. Bush s'est aussi adressé au peuple iranien, lui assurant qu'il méritait mieux que Mahmoud Ahmadinejad, son président. La volonté de Téhéran de développer son programme nucléaire ne laisse pas en effet d'inquiéter la communauté internationale, qui, paradoxalement, ne semble toujours pas parvenue à s'entendre sur les sanctions à appliquer.

Le Liban, une caisse de résonance régionale La crise politique que traverse le pays semble faire écho aux bras de fer qui se jouent actuellement entre l'Iran, la Syrie et la communauté internationale. Bien que le gouvernement de Fouad Siniora bénéficie du soutien appuyé de la communauté internationale, il doit faire face à la puissante opposition du Hezbollah chiite et de son allié chrétien Michel Aoun.

Armelle Le Goff