Attaque de Benghazi: pas de preuve d'implication du «noyau dur» d'Al-Qaïda

© 2013 AFP

— 

Les Etats-Unis n'ont "aucun élément montrant que le noyau dur d'Al-Qaïda" ait été impliqué dans l'attaque du consulat américain de Benghazi, en Libye, qui avait coûté la vie en septembre 2012 à leur ambassadeur, a déclaré lundi le département d'Etat.
Les Etats-Unis n'ont "aucun élément montrant que le noyau dur d'Al-Qaïda" ait été impliqué dans l'attaque du consulat américain de Benghazi, en Libye, qui avait coûté la vie en septembre 2012 à leur ambassadeur, a déclaré lundi le département d'Etat. — AFP

Les Etats-Unis n'ont «aucun élément montrant que le noyau dur d'Al-Qaïda» ait été impliqué dans l'attaque du consulat américain de Benghazi, en Libye, qui avait coûté la vie en septembre 2012 à leur ambassadeur, a déclaré lundi le département d'Etat.

«Pour le moment, nous n'avons aucun élément montrant que le noyau dur d'Al-Qaïda (...) a commandité ou planifié ce qui est arrivé à Benghazi», a affirmé la porte-parole du département d'Etat, Marie Harf, lors d'un point de presse.

Mais certains auteurs de l'assaut, qui a fait quatre morts dont l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye Chris Stevens, ont pu «s'inspirer de l'idéologie d'Al-Qaïda», a ajouté Mme Harf.

Selon une enquête du New York Times publiée samedi sur son site, le réseau Al-Qaïda n'aurait pas participé directement à l'attaque, qui aurait été le fait d'assaillants locaux.

Cette information pourrait à nouveau créer la controverse à Washington, où l'administration de Barack Obama --alors en pleine campagne pour sa réélection-- a été accusée à plusieurs reprises par ses adversaires de couvrir ce qui s'était passé à Benghazi.

L'enquête, menée par le FBI, «est en cours», a ajouté Mme Harf. Les assaillants étaient «clairement des terroristes», a souligné Mme Harf, tout en précisant qu'il fallait faire la distinction entre le réseau Al-Qaïda et d'autres milices ou groupes terroristes locaux.

Le New York Times affirme que l'attaque aurait pu effectivement être due à des manifestants en colère, suite à la diffusion sur des chaînes de télévision locales d'un film islamophobe produit aux Etats-Unis.

Les enquêteurs regardent «quel rôle exact a joué» cette vidéo dans l'attentat de Benghazi, a ajouté Mme Harf. «La vidéo a clairement été utilisée par les terroristes comme une sorte de cri de ralliement contre les Etats-Unis», a expliqué la porte-parole de la diplomatie américaine.