Russie: Une veuve noire responsable de l'attentat de Volgograd

MONDE Un attentat dans une gare fait au moins 17 morts et des dizaines de blessés...

Avec AFP

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La gare de Volgograd, en Russie, a été le théâtre d'un attentat meurtrier le 29 décembre 2013.
La gare de Volgograd, en Russie, a été le théâtre d'un attentat meurtrier le 29 décembre 2013. — AFP

Le bilan de l'attentat de la gare de Volgograd est passé à 17 morts ce lundi, après le décès d'un homme, ont annoncé les autorités russes. Seize personnes avaient été tuées dimanche et quarante autres blessées en Russie dans un attentat-suicide dans une gare de la ville de Volgograd, ont annoncé les médias. C'est une femme qui s'est fait exploser juste devant les portiques de détection des métaux placés  à l'entrée de la gare, bondée de voyageurs en ce dimanche matin.

«Les premières indications révèlent que l'explosion a été déclenchée par une femme kamikaze», a déclaré le comité anti-terroriste russe national. Le porte-parole du comité d'enquête, Vadimir Markin, a déclaré que des responsables avaient lancé une enquête pour «acte de terrorisme» présumé.

Crainte pour les JO de Sotchi

Au moins «14 personnes dont un policier ont été tuées et 34 autres, parmi lesquelles un enfant de neuf ans, ont été blessées» dans l'attentat, a indiqué dans un premier temps le comité d'enquête.

Le ministère de la Santé a de son côté évoqué plus de 50 blessés. Le gouvernement régional, qui avait au début fait état d'au moins 18 morts, a revu son bilan à la baisse, à 14 morts.

 

C'est la deuxième fois en deux mois que la ville de Volgograd est touché par un attentat suicide perpétré par une femme.  En octobre dernier, une kamikaze originaire du Daguestan avait tué six personnes en se faisant exploser dans un autobus rempli d'étudiants. Ce précédent attentat avait déjà soulevé des craintes quant à la sécurité aux Jeux Olympiques d'Hiver de Sotchi (sud) qui s'ouvrent le 7 février.

Le phénomène des «veuves noires»

Depuis 1999, la Russie a été frappée par une série d'attentats sanglants, plusieurs d'entre eux ayant été commis par des femmes kamikazes, surnommées les «veuves noires» et armes privilégiées de la rébellion islamiste.

C'est une femme kamikaze qui est l'auteur du double attentat suicide en mars 2010 dans le métro de Moscou qui a fait 40 morts. En 2004, deux femmes kamikazes originaires du Caucase du Nord avaient fait exploser deux avions de lignes qui venaient de décoller de l'aéroport de Moscou-Domodedevo.

La rebellion islamiste cherche à instaurer un Etat islamiste dans le Caucase du nord, et son chef, Dokou Oumarov, ennemi numéro un du Kremlin, avait appelé en juillet dans une vidéo à des attaques contre les JO de Sotchi, pour empêcher «par tous les moyens» la tenue de cet événement. La station balnéaire de Sotchi, située entre les bords de la mer Noire et les montagnes du Caucase, à 690 kilomètres au sud-ouest de Volvograd, se trouve à proximité des violences qui secouent les régions caucasiennes du Daguestan et de la Tchétchénie.

Le président Vladimir Poutine a érigé ces jeux en priorité nationale et compte en faire une vitrine de la Russie. D'énormes moyens ont été investis dans des travaux tous azimuts à Sotchi, ville auparavant quasi vierge d'infrastructures sportives. La facture globale fait de ces JO les jeux les plus chers de l'histoire olympique -- hiver et été confondus -- avec quelque 50 milliards de dollars (36 milliards d'euros).