Centrafrique: Hollande en appelle à l'ONU, qui va accélérer ses discussions

MONDE Les Nations unies réfléchissent au déploiement d'une force de maintien de paix, alors que le conflit aurait fait un millier de morts depuis début décembre...

avec AFP

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Des soldats français à Bangui (Centrafrique) le 13 décembre 2013.
Des soldats français à Bangui (Centrafrique) le 13 décembre 2013. — Jerome Delay/AP/SIPA

Les Nations unies ont annoncé vendredi qu'elles comptaient intensifier les discussions sur l'éventuel déploiement d'une force de maintien de la paix en Centrafrique. «Des consultations supplémentaires entre des membres du Conseil de sécurité et l'Union africaine vont avoir lieu très rapidement dans les prochains jours», a indiqué l'ONU dans un communiqué.

Le président français, François Hollande, a justement demandé vendredi à l'ONU de jouer un rôle «plus important» en Centrafrique où le bilan des violences ne cesse de s'alourdir. Au cours d'un entretien téléphonique avec Ban Ki-moon, le président a souhaité que «les Nations unies jouent un rôle plus important encore dans la période de transition en Centrafrique», après l'avoir remercié «pour l'action déployée par les Nations unies en vue de renforcer» la force africaine sur place, la Misca.

Un millier de morts depuis le 5 décembre

Lors du vote du Conseil de sécurité de l'ONU donnant mandat à la France pour intervenir en Centrafrique, le 5 décembre, la résolution envisageait la transformation de la Misca en force de maintien de la paix de l'ONU, mais à condition que le Conseil donne son feu vert. De source proche du président français, on rappelle que le secrétaire général de l'ONU doit rédiger «au plus tard» dans les trois mois un rapport sur la transformation éventuelle de la Misca en une opération de maintien de la paix des Nations unies.

Interrogé sur la radio RTL, l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, a réitiré vendredi son appel à l'envoi urgent de Casques bleus. «Je demande à ce que les forces onusiennes puissent être déployées pour aider l'armée française qui est là et qui fait ce qu'il faut faire, mais les limites, nous les voyons chaque jour avec le déplacement massif de gens qui quittent les quartiers et qui vont dans un autre quartier, ou bien encore avec les éléments incontrôlés qui tirent et qui tuent ou qui empêchent les autres de se déplacer», a-t-il dit.

La présence militaire française était massive vendredi dans les rues de Bangui, où des tirs ont encore retenti durant la nuit. La Croix-Rouge ne dispose pas d'un bilan complet, mais certaines estimations font état d'un millier de personnes tuées par balle ou à l'arme blanche en Centrafrique, depuis le 5 décembre.