François Hollande a appelé à tenir l'élection présidentielle au Liban comme prévu en mai prochain, réitérant sa condamnation "la plus ferme" de l'attentat perpétré vendredi contre Mohammed Chatah, dans une interview au journal arabophone Al-Ayat à paraître dimanche.
François Hollande a appelé à tenir l'élection présidentielle au Liban comme prévu en mai prochain, réitérant sa condamnation "la plus ferme" de l'attentat perpétré vendredi contre Mohammed Chatah, dans une interview au journal arabophone Al-Ayat à paraître dimanche. — Bertrand Guay AFP

Monde

Hollande appelle l'ONU à jouer «un rôle plus important» en Centrafrique

François Hollande s'est entretenu vendredi par téléphone avec ...

François Hollande s'est entretenu vendredi par téléphone avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, auquel il a demandé que les Nations Unies «jouent un rôle plus important encore dans la période de transition en Centrafrique», a rapporté la présidence de la République française.

François Hollande a aussi «souligné que l’action de la France visait à protéger l’ensemble de la population centrafricaine des exactions commises à son encontre, sans discrimination». Enfin le président français «a souhaité que les Nations unies jouent un rôle plus important encore dans la période de transition en Centrafrique», selon le communiqué.

Un milliers de tués par balles

Le président français «a remercié le chef de l'ONU pour l'action déployée par les Nations unies en vue de renforcer» la force africaine sur place, la Misca, écrit la présidence dans un communiqué. La présence militaire française était massive vendredi dans les rues de Bangui où des tirs ont encore retenti durant la nuit, alimentant la confusion parmi la population, le bilan des violences ne cessant de s'alourdir.

La Croix-Rouge ne dispose pas d'un bilan complet, mais certaines estimations font état d'un millier de personnes tuées par balle ou à l'arme blanche en Centrafrique, depuis le 5 décembre.

Depuis le début de l'intervention française, les violences interconfessionnelles se sont multipliées entre les milices chrétiennes «anti-balaka» (anti-machette, en langue sango) et la Séléka, l'ex-rébellion majoritairement musulmane qui a chassé le président François Bozizé en mars 2013.