Russie: Remise en liberté, une Pussy Riot dénonce une «opération de communication» de Poutine

MONDE La jeune femme purgeait une peine de deux ans pour «hooliganisme»...

avec AFP

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Maria Alekhina, membre du groupe contestataire Pussy Riot, est condamnée à deux ans de camp.
Maria Alekhina, membre du groupe contestataire Pussy Riot, est condamnée à deux ans de camp. — Alexander Agafonov/AP/SIPA Ville : Berezniki

Une des membres des Pussy Riot Maria Alekhina a été remise en liberté ce lundi après avoir été amnistiée. «Elle a été remise en liberté aujourd'hui vers 9h du matin» locales, a déclaré Elena Nikichova, porte-parole du service d'application des peines (FSIN) de la région de Nijni-Novgorod (Volga). «Je ne sais pas quels sont ses projets pour la suite», a-t-elle ajouté.

Accompagnée à la gare

Une des avocates de la jeune femme, Irina Khrounova, a indiqué que Maria Alekhina avait été libérée et qu'elle était actuellement emmenée directement dans une voiture de l'administration du camp à la gare, en l'absence de son avocat, «sans doute pour éviter l'agitation médiatique».

Maria Alekhina, 25 ans, purgeait comme Nadejda Tolokonnikova, 24 ans, une peine de deux ans de camp notamment pour «hooliganisme», après avoir chanté en février 2012 une «prière punk» contre le président Vladimir Poutine dans la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou.

Elle dénonce «une opération de communication» de Poutine

Alors que leur peine devait prendre fin en mars 2014, les deux jeunes femmes, toutes deux mères d'un enfant en bas-âge, ont été amnistiées la semaine dernière. Selon Khrounova, Nadejda Tolokonnikova, détenue à Krasnoïarsk (Sibérie orientale), devrait aussi être libérée de façon imminente.

Mais Maria Alekhina a dénoncé comme «une opération de communication» cette loi d'amnistie qui a permis sa libération.«Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un geste d'humanisme, mais plutôt d'une opération de communication», a déclaré la jeune femme de 25 ans à la chaîne de télévision Dojd. «C'est une profanation», a-t-elle également estimé, dénonçant une loi qui ne concerne «même pas 10%» des détenus. «Si j'avais eu le choix, j'aurais refusé», a-t-elle ajouté.