Sommet européen à Bruxelles au lendemain d'un accord sur l'union bancaire

DIPLOMATIE Les dirigeants de l'UE se retrouvent ce jeudi en sommet dans la foulée d'une avancée majeure face à la crise dans la zone euro...

avec AFP

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Les dirigeants de l'UE se retrouvent ce jeudi en sommet dans la foulée d'une avancée majeure face à la crise et de l'investiture de la chancelière Angela Merkel, qui apparaît plus que jamais comme la patronne de l'Europe.
Les dirigeants de l'UE se retrouvent ce jeudi en sommet dans la foulée d'une avancée majeure face à la crise et de l'investiture de la chancelière Angela Merkel, qui apparaît plus que jamais comme la patronne de l'Europe. — Thierry Charlier AFP

Les dirigeants de l'UE se retrouvent ce jeudi en sommet dans la foulée d'une avancée majeure face à la crise et de l'investiture de la chancelière Angela Merkel, qui apparaît plus que jamais comme la patronne de l'Europe. Après des mois de blocage, dus en grande partie aux élections allemandes, l'Union européenne semble prête à repartir de l'avant.

L'union bancaire, principal dossier en souffrance, a franchi mercredi soir un pas décisif, et même «historique» selon certains, quand les ministres des Finances sont parvenus à s'entendre sur le mécanisme destiné à régler le sort des banques en faillite de la zone euro.

Appel à la solidarité

Mais ils ont maintenu le suspense jusqu'au dernier moment, bouclant leurs négociations quelques heures seulement avant l'arrivée des chefs d'Etat et de gouvernement à Bruxelles. Selon un scénario bien rodé, l'Allemagne a obtenu satisfaction sur les grandes lignes du dispositif, tout en acceptant de faire des concessions, notamment vis-à-vis de la France.

Les Européens semblent progresser également sur le dossier de l'approfondissement de l'union économique et monétaire, c'est-à-dire sur le renforcement du contrôle des politiques économiques des Etats membres. Les Allemands insistent pour sanctuariser la discipline budgétaire au travers de «contrats» entre Etats et institutions européennes, alors que les Français plaident pour plus de «solidarité» financière entre Européens.

Vers une plus grande intégration européenne

Mais les positions se rapprochent et, un an et demi après le lancement de ce chantier, les chefs d'Etat et de gouvernement devraient se fixer l'objectif d'atteindre un «accord global» en juin 2014. Il faudra toutefois des années, et peut-être un changement des traités européens, pour avoir une chance d'aboutir à des résultats concrets.

A peine réélue, Angela Merkel a d'ailleurs relancé mercredi une idée mise en sommeil ces derniers mois en plaidant pour une évolution des traités européens afin d'aller plus loin dans l'intégration européenne. Ce volontarisme affiché n'est pas forcément exempt de calculs, tant les velléités de toucher aux traités suscitent la réserve, voire l'hostilité de la majorité des Européens. La France, échaudée par l'échec du référendum constitutionnel de 2005, y est pour le moment opposée.

Les dirigeants de l'UE devraient décider de coopérer dans les drones, le ravitaillement en vol ou la cyberdéfense.