Ukraine: Les forces de l'ordre investissent le siège de Timochenko

MONDE Et la police a repoussé des manifestants qui bloquaient le siège du gouvernement...

avec AFP

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Des policiers antiémeutes ukrainiens à Kiev le 9 décembre 2013.
Des policiers antiémeutes ukrainiens à Kiev le 9 décembre 2013. — V. MAXIMOV / AFP

Les forces de l'ordre ukrainiennes ont investi lundi le siège à Kiev du parti de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko, Batkivchtchina, a annoncé l'organisation politique, tandis que la police a affirmé n'être impliquée dans aucune action de ce type.

Une porte-parole a affirmé que les forces de l'ordre tentaient d'accéder aux serveurs informatiques du parti. Son site internet était inaccessible, a constaté l'AFP. Interrogée, la police locale a affirmé que ses forces ne menaient «aucune opération» dans ces locaux.

Vers une solution de compromis?

Peu avant, la police ukrainienne a repoussé des manifestants pro-européens qui bloquaient le siège du gouvernement à Kiev, renforçant la tension qui règne entre l'opposition et les autorités.  Repoussés par les forces anti-émeutes, les manifestants ont reculé le long de la rue en direction de la place de l'Indépendance, coeur de la manifestation, qui se trouve en contrebas, selon un photographe de l'AFP sur place. Aucun heurt n'a été constaté, des députés présents appelant les opposants à s'exécuter face aux demandes des forces de l'ordre. Selon des témoins, les manifestants scandaient «la police avec le peuple!».

Lundi, la situation a pourtant semblé évoluer sur le plan politique. Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a en effet accepté l'idée de pourparlers avec l'opposition afin de trouver une solution politique à la crise que traverse le pays depuis son refus d'un rapprochement avec l'UE.

Arrivée de Catherine Ashton

Viktor Ianoukovitch rencontrera dès mardi les trois ex-présidents du pays qui avaient appelé au compromis et apporté dans le même temps leur soutien au mouvement. Cette rencontre doit donc poser les bases de pourparlers réunissant pouvoir et opposition dans le but de «trouver un compromis».

Elle coïncidera par ailleurs avec l'arrivée à Kiev de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, pour une mission de conciliation avec en vue «la recherche d'une solution politique».