Mort de Nelson Mandela: Qui pour reprendre le flambeau de la lutte pour la paix et la tolérance?

MONDE Malala Yousafzaï, Aung San Suu Kyi, ou le chef indien Raoni... «20 Minutes» évoque quelques personnalités susceptibles de poursuivre le combat de Madiba...

Bérénice Dubuc

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Nelson Mandela lors d'un déplacement dans un township le 5 septembre 1990 à Tokoza.
Nelson Mandela lors d'un déplacement dans un township le 5 septembre 1990 à Tokoza. — TREVOR SAMSON / AFP

Jeudi, une figure de la lutte pour la paix, l’égalité et la tolérance dans le monde s’est éteinte. La disparition de Nelson Mandela, qui a œuvré toute sa vie pour la fin des discriminations et la réconciliation entre les peuples, bouleverse le monde entier, mais d’autres personnalités sont susceptibles de poursuivre son combat.

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Malala Yousafzaï

La Pakistanaise, 16 ans, est devenue le symbole mondial de la lutte contre l'extrémisme après avoir survécu par miracle à une attaque des talibans en 2012, en lien avec son combat en faveur du droit à l'éducation. Elle a reçu de nombreux prix internationaux jusqu’à devenir, en 2013, la plus jeune personne nominée au prix Nobel de la paix.

Aung San Suu Kyi

La chef de l'opposition birmane et prix Nobel de la paix 1991 lutte depuis plus de deux décennies pour la fin de la dictature militaire dans son pays. Placée en résidence surveillée dès 1990, la «Dame de Rangoon» a été libérée en 2010, puis élue députée en 2012. Elle soutient depuis l'ouverture engagée par le pouvoir, et appelle l'Occident à soutenir la Birmanie sur la voie des réformes politiques et à favoriser son développement économique.

Barack Obama

En 2008, l’élection du premier président afro-américain des Etats-Unis avait suscité l’engouement du monde entier, le comité Nobel lui attribuant même le prix Nobel de la paix neuf mois à peine après son entrée en fonction. Mais, s’il a retiré progressivement les troupes américaines d'Irak ou mis en place sa réforme du système de santé américain, le président Obama a aussi vu son bilan plombé par nombre de polémiques (Guantanamo, attentat de Benghazi, saisie de fadettes de journalistes, écoutes de la NSA).

Le dalaï-lama

Le 14e dalaï-lama, Tenzin Gyatso, en exil depuis 1959, lutte de façon non-violente pour la liberté de son pays. L’«Océan de Sagesse», qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1989, a progressivement démocratisé le régime tibétain en exil, et a renoncé depuis 2011 à son rôle politique, transmettant ses responsabilités à un nouveau Premier ministre aux pouvoirs élargis.

Liu Xiaobo 

Ce militant des droits de l'Homme est dans le collimateur du pouvoir chinois depuis qu’il a signé la Charte 08, manifeste publié en décembre 2008 pour promouvoir la réforme politique et le mouvement démocratique dans le pays. Condamné à onze ans de prison pour subversion en 2009, le prix Nobel de la paix lui est attribué l’année suivante. Il reste à ce jour le seul prix Nobel de la paix emprisonné.

Le chef indien Raoni 

Raoni Metuktire est depuis les années 1980 le chantre de la lutte pour la préservation de la forêt amazonienne et de la culture indigène. Ce grand chef Kayapo, reconnaissable à son fameux plateau labial, vit au cœur d'une réserve protégée au Brésil mais a plaidé la cause de l'Amazonie et des peuples autochtones à travers le monde.

Le pape François

Le jésuite se démarque de ses prédécesseurs dans le style -plus spontané, plus chaleureux et plus ouvert que Benoît XVI- et dans le ton. Connu pour son engagement auprès des pauvres en Argentine, il a critiqué les prêtres refusant de baptiser les enfants nés hors mariage et s’est opposé à la stigmatisation et à la marginalisation des homosexuels. Il a également souligné dans la revue des jésuites Civiltà Cattolica que l'Eglise «ne peut insister seulement sur les questions liées à l'avortement, au mariage homosexuel et à l'usage des méthodes contraceptives».