Centrafrique: François Hollande annonce une action militaire «dès jeudi soir»

A. S.

— 

Une patrouille française à l'aéroport de Bangui, en Centrafrique, le 25 mars 2013.
Une patrouille française à l'aéroport de Bangui, en Centrafrique, le 25 mars 2013. — SIA KAMBOU / AFP
23h36: Ce live est désormais terminé. Merci de l'avoir suivi.
22h09: Ban Ki-moon souhaite un déploiement rapide des forces

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, appelle à une application rapide de la résolution autorisant les forces françaises et africaines à intervenir en Centrafrique, a indiqué jeudi son porte-parole Martin Nesirky. «Il est urgent que la résolution 2127 soit maintenant mise en oeuvre avec la plus grande célérité pour que des souffrances, l'insécurité et des violences supplémentaires soient épargnées au peuple centrafricain», affirme le Sud-Coréen.

21h56: La Centrafrique ferme ses frontières avec la RDC

La Centrafrique a fermé «jusqu'à nouvel ordre» sa frontière avec la République démocratique du Congo (RDC) après une nouvelle flambée de violences à Bangui, a-t-on appris de source officielle. «En raison de la situation sécuritaire due à l'attaque de la ville de Bangui, le ministre de la Sécurité publique décide de la fermeture de la frontière entre la RDC et la République Centrafricaine jusqu'à nouvel ordre», indique un communiqué du ministère.
 

21h24: Fillon et Juppé soutiennent l'intervention

François Fillon et Alain Juppé, qui tenaient un meeting commun à Saint-Médard-en-Jalles (Gironde), ont affirmé à la presse qu'ils soutenaient «pleinement» l'opération française en Centrafrique. «Je soutiens pleinement l'intervention en Centrafrique parce qu'il y a une urgence humanitaire et parce que nous avons le mandat des Nations unies», a déclaré François Fillon. «Il y a une résolution du Conseil de sécurité qui a été approuvée à l'unanimité. Il y a un drame épouvantable humanitaire sur le terrain. La France est dans sa vocation en assumant sa responsabilité», a ajouté Alain Juppé. Le maire de Bordeaux a toutefois demandé qu'on soit «assuré» que la France «en a les moyens. Les opérations extérieures se multiplient. Cela commence à peser lourd», a-t-il dit.
 

19h48: Le président malien soutient l'opération

Ibrahim Boubacar Keïta a estimé sur BFM TV que l'intervention en Centrafrique «est un devoir de solidarité», que la France «n'est pas le gendarme de l'Afrique» et qu'elle a «tenu ses engagements sur le Mali»
19h46: Michèle Alliot-Marie a des réserves sur l'intervention française

L'ancienne ministre de la Défense a dit redouter sur BFM TV que François Hollande «n'entre dans une spirale».
19h21 : François Hollande annonce une action «dès ce soir»

S'exprimant lors d'une courte déclaration télévisée, le président a déclaré : «J'ai décidé d'agir immédiatement [en Centrafrique], c'est-à-dire dès ce soir, en coordination avec les Africains et avec le soutien des partenaires européens».
Il a
promis une intervention «rapide qui n'a pas vocation à durer». «La France est attendue pour éviter une catastrophe humanitaire», a-t-il dit.
François Hollande a annoncé que les effectifs militaires français sur place en Centrafrique (650 actuellement) seront «doublés d'ici quelques jours pour ne pas dire quelques heures». «Le gouvernement fournira toutes les explications au Parlement dès la semaine prochaine», a-t-il ajouté.
19h09: L'Union européenne va soutenir l'intervention franco-africaine

Décidée à «apporter un soutien à cette mission», l'UE examine «plusieurs options», qui sont «essentiellement d'ordre financier», a indiqué Michael Mann, le porte-parole du service diplomatique.
L'aide consacrée au fonctionnement de la Misca (force africaine en RCA) devrait être «substantielle», probablement de plusieurs dizaines de millions d'euros, selon des sources diplomatiques.

18h45: François Hollande va prononcer une déclaration solennelle après le conseil de défense

Ce conseil de défense, qui a débuté à 18h, réunit notamment autour du président Hollande, le chef d'état major des armées, Edouard Guillaud, le chef d'Etat major particulier du président, Benoit Puga, les ministres Jean-Yves Le Drian (Défense), Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Manuel Valls (Intérieur). Sont également présents Francis Delon, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, et Bernard Bajolet, directeur de la sécurité extérieure (DGSE). Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, en déplacement en Chine, n'y participe donc pas.
 

18h27: Londres propose son aide

Londres propose une «aide logistique limitée» à la France pour son intervention en République centrafricaine (RCA), a annoncé le ministère britannique de la Défense.

17h58: Fermeture des frontières avec la RDC

La Centrafrique a fermé jeudi «jusqu'à nouvel ordre» sa frontière avec la République démocratique du Congo (RDC) après une nouvelle flambée de violences à Bangui.

17h15: Hervé Morin ne veut pas que la France soit le gendarme de l'Afrique

«Je soutiens bien entendu cette décision du Conseil de Sécurité de l’ONU, réagit l'ancien ministre (UDI) de la Défense Hervé Morin. Mais je demande à la France de n’être en aucun cas le gendarme de l’Afrique, en lieu et place d’une Europe tétanisée et incapable d’assumer ses responsabilités.
Cette résolution va certes dans le bons sens, mais j’appelle à une action commune de l’Union européenne, aux côtés de la France, à l’exemple de ce qui a été fait en 2008, avec le déploiement d'une force militaire européenne dans le cadre de EUFOR Tchad.»

16h27: François Hollande réunit un conseil restreint de défense

L'Elysée affirme que le président tiendra un conseil de défense à 18h.
Cette réunion est destinée à «faire le point de la situation sur le terrain» en Centrafrique après le vote à l'unanimité du Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution proposée par la France.
16h12: L'ONU donne son feu vert à une intervention française

Les Nations Unies autorisent une intervention française en appui à la force africaine.
15h49: 80 cadavres dans une mosquée et dans les rues de Bangui

Plus de 80 cadavres ont été comptés dans une mosquée et dans les rues de Bangui, par des journalistes de l'AFP.
14h56: Le rôle du président tchadien critiqué par des ONG

Plusieurs ONG, dont celle de défense des droits de l'homme Survie, ont critiqué jeudi à Paris le rôle «trouble» du président tchadien Idriss Deby en Centrafrique, regrettant que la France soit aujourd'hui son «obligée» en raison du soutien tchadien à l'opération Serval au Mali. «La paix en Afrique ne doit pas se décider à l'Elysée avec des dictateurs», a affirmé lors d'une conférence de presse Fabrice Tarrit, président de Survie, à la veille d'un sommet franco-africain à Paris sur la Paix et la sécurité en Afrique. A l'instar de plusieurs intervenants, Fabrice Tarrit a relevé «la grande responsabilité d'Idriss Deby dans la situation actuelle» de troubles prévalant en Centrafrique.

13h55: Bangui: le président Djotidia étend le couvre-feu après les tirs

Le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, a annoncé jeudi l'extension immédiate de quatre heures du couvre-feu, imposé désormais de 18h à 06h, face aux aux tirs et violences meurtrières qui ont éclaté avant l'aube.
13h17: Le FN «appuie et soutient» l'intervention française

Le FN «appuie et soutient» l'intervention militaire imminente de la France en Centrafrique sous mandat de l'ONU, indique le parti dans un communiqué. «La dégradation de la situation civile et sécuritaire en Centrafrique justifie plus que jamais l'intervention militaire de la France sous l'égide de l'ONU», écrit-il.

12h41: Ce sont les effectifs de l'opération Biouali qui se sont déployés

«Vers 3h, il y a eu des accrochages entre des ex-Séléka et des éléments armés non identifiés à cette heure (...), les forces françaises ont dû réagir» et une partie des effectifs de l'opération Boali «s'est déployée dans Bangui», a déclaré le porte-parole de l'état-major des armées françaises.

12h32: environ 250 soldats français déployés en Centrafrique

«Environ 250 soldats français déployés dans Bangui» à la suite des incidents de la nuit, a indiqué l'état-major des armées.
12h03: Au moins 23 morts et 64 blessés

Les combats dans la capitale Bangui ont fait au moins 23 morts et 64 blessés, selon l'agence Reuters.
11h59: Une vengeance des anciens rebelles?

Selon BFMTV, des ex-rebelles en Centrafrique prévoient « une vengeance » après les violences ce matin à Bangui. Par ailleurs, des membres de la cellule de crise du Quai d’Orsay sont à Bangui pour aider les ressortissants français.

11h50: Le Premier ministre centrafricain appelle au déploiement des soldats français immédiatement

Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a appelé jeudi au déploiement des soldats français «immédiatement» après le vote de la résolution de l'ONU jeudi, qui doit autoriser une intervention française pour rétablir l'ordre en Centrafrique en soutien à la force africaine déjà présente. «Vu l'urgence, mon souhait est que l'intervention se fasse dans les meilleurs délais, immédiatement après la résolution», a déclaré à l'AFP M. Tiangaye, qui se trouve à Paris pour le sommet de l'Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique.

11h32: La population terrée

La population de Bangui est terrée, selon une journaliste d'I-Télé.

11h08: Des victimes de chaque côté

Selon une humanitaire sur place, les victimes se trouveraient aussi bien parmi les rebelles du Séléka, les anti-Séléka que les civils. Pas plus de précision pour l'instant.

11h05: Au moins dix morts

Un journaliste de France 2 affirme avoir vu au moins 10 morts du fait des rebelles de l'ancienne Séléka.

10h55: Des blessés affluent à l'hôpital

Des dizaines de blessés, certains dans un état grave, ont été emmenés à l’hôpital communautaire de Bangui, selon BFMTV.  Plusieurs d’entre eux hospitalisés ce matin présentent des traces de coups de machette ou de tirs. Les victimes arrivent de plusieurs quartiers de la capitale. Les équipes de MSF qui travaillent à l’hôpital communautaire sont débordées. Plusieurs tués ont été emmenés à l’hôpital de Bangui, où des corps sont laissés à même le sol.

10h53: Des morts à Bangui

Plusieurs morts, des blessés dans les tirs à Bangui selon Médecins sans frontières

Des tirs d'armes automatiques et des détonations plus lourdes étaient entendus ce jeudi à l'aube dans plusieurs quartiers de Bangui, la capitale centrafricaine, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Tous les derniers développements à suivre dans notre live.