Namibie: 33 morts dans le crash d'un avion mozambicain

MONDE C'est le plus grave accident dans l'histoire de l'aviation civile mozambicaine...

avec AFP

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Un avion de la compagnie mozambicaine LAM à destination de l'Angola a été retrouvé carbonisé samedi en Namibie et aucune des 33 personnes à bord n'a survécu à cet accident, le plus grave dans l'histoire de l'aviation civile mozambicaine.
Un avion de la compagnie mozambicaine LAM à destination de l'Angola a été retrouvé carbonisé samedi en Namibie et aucune des 33 personnes à bord n'a survécu à cet accident, le plus grave dans l'histoire de l'aviation civile mozambicaine. — Saul Loeb AFP

Un avion de la compagnie publique mozambicaine LAM à destination de l'Angola s'est écrasé en Namibie faisant 33 morts dont 27 passagers de différentes nationalités, le plus grave accident dans l'histoire de l'aviation civile mozambicaine.

«Mon équipe sur le terrain a trouvé la carcasse. Pas de survivant. L'avion est totalement carbonisé», a déclaré à l'AFP un coordonnateur de la police régionale namibienne Willie Bampton, après plusieurs heures de recherches dans une zone inhospitalière, peu peuplée, marécageuse et boisée du parc national de Bwabwata.

Les recherches ralenties par la pluie

Le vol TM 470 avait décollé vendredi matin à 9h26 GMT de Maputo à destination de la capitale angolaise Luanda avec 27 passagers à bord: dix Mozambicains, neuf Angolais, cinq Portugais, un Français, un Brésilien et un Chinois, selon un communiqué de la LAM.

L'appareil pourrait être un Embraer ER-190 AR avec une centaine de sièges, et donc au deux-tiers vide. Il n'est jamais arrivé et le dernier contact a pu être établi vers 11h30 alors qu'il survolait le nord de la Namibie où des pluies torrentielles se sont abattues.

La police namibienne a envoyé ses sauveteurs après avoir été alertée par des collègues du Botswana qui «avaient vu de la fumée dans l'air pensant que le crash s'était produit dans leur pays», a raconté Willie Bampton. «Mais quand ils ont atteint la frontière ils se sont rendu compte que cela s'était produit en Namibie».

Les policiers namibiens, dont les recherches ont été ralenties par la pluie et la végétation inextricable de brousse dans cette zone sans véritables routes, ont aussi été guidés par le bruit d'explosions entendus par des villageois.

La compagnie avait estimé vendredi que l'avion avait peut-être fait un atterrissage près de la frontière septentrionale de la Namibie.

Le mauvais temps à l'origine du crash?

Vingt-quatre heures après l'accident, elle n'avait toujours pas confirmé officiellement le crash mais seulement divulgué la nationalité des passagers, révisant leur nombre à 27 au lieu de 28 la veille.

Des proches, venus aux nouvelles au siège de la compagnie, ont exprimé leur colère. «Ils nous disent que c'était un atterrissage forcé. Je sais que c'est un crash», confiait le collègue de l'un des disparus, Luis Paolo. «Comment une compagnie nationale peut-elle ne pas avoir d'information?».

Le gouvernement mozambicain était également muré dans le silence samedi, confirmant seulement le nombre de 33 personnes à bord en comptant l'équipage, tandis qu'une réunion de crise du cabinet avait lieu au palais présidentiel.

Selon un technicien de l'aéroport de Maputo, qui a requis l'anonymat, l'avion aurait été pris dans le mauvais temps.

L'accident est le plus grave dans l'histoire du Mozambique depuis le mystérieux crash de l'avion du président Samora Machel en 1986 en Afrique du Sud lié selon toute vraisemblance aux hostilités de l'époque avec le régime raciste blanc de l'apartheid. Il y avait eu 35 morts.