La candidate de gauche à la présidence du Honduras, Xiomara Castro, a annoncé mardi qu'elle se prononcerait vendredi sur le résultat définitif des élections, remportées selon des résultats non définitifs par son rival de droite, Juan Orlando Hernandez, mais qu'elle ne reconnait pas, dénonçant des fraudes.
La candidate de gauche à la présidence du Honduras, Xiomara Castro, a annoncé mardi qu'elle se prononcerait vendredi sur le résultat définitif des élections, remportées selon des résultats non définitifs par son rival de droite, Juan Orlando Hernandez, mais qu'elle ne reconnait pas, dénonçant des fraudes. — Jose Cabezas AFP

Monde

Honduras: Xiomara Castro rejette les résultats de la présidentielle

La candidate du parti Liberté et Refondation (Libre, gauche), Xiomara Castro, a rejeté vendredi les résultats de l'élection présidentielle de dimanche au Honduras et exigé un nouveau décompte des bulletins de vote.

La candidate du parti Liberté et Refondation (Libre, gauche), Xiomara Castro, a rejeté vendredi les résultats de l'élection présidentielle de dimanche au Honduras et exigé un nouveau décompte des bulletins de vote.

«Notre position est irréversible. Aussi longtemps que nous ne pourrons pas consulter le système informatique du Tribunal suprême électoral, nous n'accepterons pas le résultat proclamé par ce TSE», a averti Mme Castro, épouse du président déchu Manuel Zelaya, au cours d'une conférence de presse.

La candidate de gauche demande que soient réexaminés quelque 16.000 procès-verbaux. «Nous avons recueilli de nombreuses preuves de la répugnante monstruosité avec laquelle a été volée à notre peuple hondurien la présidence de la République», a affirmé Mme Castro.

Le TSE a accordé la victoire au candidat du parti de droite au pouvoir, Juan Orlando Hernandez (Parti national), avec 36,56% des suffrages, soit avec près de huit points d'avance sur Mme Castro (28,85%) sur environ 88% des bulletins dépouillés. «Plus d'un million de votes et une avance de 7,7% désignent clairement comme vainqueur de l'élection @JuanOrlandoH», a de son côté affirmé M. Hernandez sur son compte Twitter.

Des observateurs de l'Union européenne et de l'Organisation des Etats américains (OEA) ont pour leur part qualifié ces élections présidentielle, législatives et municipales de «transparentes» et «dignes de confiance».

L'ex-juge espagnol Baltasar Garzon, membre d'une équipe d'observateurs de la Fédération internationale des droits de l'homme, a toutefois assuré vendredi avoir constaté des «fraudes», notamment des «achats» de votes.

Peu avant sa conférence de presse, Mme Castro a appelé via internet ses partisans à se rassembler dimanche à 08H00 devant les locaux de l'université Francisco Morazan pour dénoncer pacifiquement «la fraude électorale».

Dès lundi soir, le Tribunal suprême électoral avait déjà qualifié d'«irréversible» la victoire de M. Hernandez.

Ces élections se sont déroulées dans un climat tendu né du coup d'Etat mené en juin 2009 par des militaires alliés à la droite et au secteur des affaires pour renverser Manuel Zelaya, après que celui-ci eut opéré un virage à gauche et évoqué la possibilité de faire amender la Constitution pour obtenir le droit de se faire réélire.