Comment la Russie empêche l'Europe de s'élargir

EUROPE Pour Moscou, tous les moyens sont bons...

EurActiv.fr avec Nicolas Gros-Verheyde, éditeur du blog Bruxelles2.eu

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Vladimir Poutine au Kremlin le 23 octobre 2013.
Vladimir Poutine au Kremlin le 23 octobre 2013. — Alexander Zemlianichenko/AP/SIPA

Le sommet de Vilnius prévu ces jeudi et vendredi sur le Partenariat oriental va paraître un peu pâle. L’Union européenne, qui comptait signer un accord d’association avec quatre pays, va devoir se contenter de la Géorgie et de la Moldavie. L’Arménie et l’Ukraine ont choisi de rester dans le camp russe.

Tous les moyens utilisés

Depuis vingt ans, la sphère d’influence du Kremlin, sa zone d’attraction économique se réduit régulièrement. Tant qu’il s’agissait de pays satellites ou de pays assez petits, mais pas stratégiques, Moscou a laissé faire. Le coup de force en Géorgie, en 2008, sonnait comme un avertissement : la Russie de Poutine et Medvedev n’entendait plus reculer indéfiniment. C’est cette donne que les Européens ont sans doute mésestimée, se fondant sur une politique d’élargissement qui a été une réussite jusqu’ici.

Tous les moyens à la disposition de Moscou, politiques comme économiques, ont été utilisés : les menaces sur le vin géorgien ou moldave, le rappel de factures du gaz ukrainien, ou la découverte de problème d’hygiène dans le lait lituanien...

Finalement, les Européens se sont piégés tout seuls. En faisant de l’ancien Premier ministre Ioulia Timochenko leur étendard de la liberté, sans qui ils ne signeraient aucun accord, ils ont donné à l’Ukraine un excellent argument pour rompre vraiment avec l’Europe, et ne rien signer.

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