Espagne: Deux ans de prison pour les «entarteurs» d'une élue

JUSTICE Les auteurs ne seront pas incarcérés...

avec AFP

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Les militants Gorka Ovejero, Julio Martin, Ibon Garcia et Mikel Alvarez Forcada à leur procès pour entartage à Madrid (Espagne), le 18 novembre 2013.
Les militants Gorka Ovejero, Julio Martin, Ibon Garcia et Mikel Alvarez Forcada à leur procès pour entartage à Madrid (Espagne), le 18 novembre 2013. — F.Villar/AFP PHOTO / POOL

La justice espagnole a condamné mercredi à deux ans de prison trois hommes accusés d'avoir entarté la présidente de la région espagnole de Navarre, Yolanda Barcina, pendant une visite officielle à Toulouse en octobre 2011.

Les accusant d'un «délit d'atteinte à l'autorité», le Parquet du tribunal de l'Audience nationale avait requis cinq ans de prison pour quatre accusés, Gorka Ovejero, Julio Martin, Ibon Garcia et Mikel Alvarez Forcada.

Le juge Fernando Grande-Marlaska a finalement condamné à deux ans de prison les trois premiers, comme «auteurs d'un délit d'atteinte à la Présidente d'une Communauté autonome», l'une des 17 régions espagnoles.

S'ils n'ont pas d'antécédents, les condamnés à une peine allant jusqu'à deux ans de prison en Espagne ne sont pas incarcérés.

Militants opposés aux projets de ligne ferroviaire à grande vitesse

Un quatrième accusé, Mikel Alavarez Forcada, est condamné à un an de prison pour avoir été «complice» des faits, qui ont «consisté à écraser des tartes sur le visage et la tête» de Yolanda Barcina.

S'il reconnaît que ces trois tartes à la crème «ne sont pas des objets dangereux ni capables de provoquer des blessures» et que ceci «n'était pas le but recherché», leur jet a bien entraîné «une violence corporelle».

Yolanda Barcina, âgée de 53 ans, avait été entartée le 27 octobre 2011 lors d'un déplacement à Toulouse (sud-ouest de la France), où elle participait à une réunion d'élus ouverte au public.

Le jet de tartes à la crème avait été revendiqué par des militants opposés aux projets de construction de ligne ferroviaire à grande vitesse au Pays Basque et en Navarre, qui permettront de relier l'Espagne à la France.