VIDEO. Nucléaire iranien: Les négociations dans une phase «très difficile»

DIPLOMATIE Les ministres des Affaires étrangères de l'Iran et du groupe «5+1» sont à nouveau réunis à Genève...

avec AFP

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Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius à son arrivée à Genève, le 23 novembre 2013
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius à son arrivée à Genève, le 23 novembre 2013 — Fabrice Coffrini AFP

Les négociations à Genève sur le programme nucléaire de l'Iran sont entrées ce samedi dans une phase «très difficile», soulignent négociateurs occidentaux et iraniens, de profondes divergences demeurant sur plusieurs points.

«Les négociations sont entrées dans une phase très difficile», a estimé le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. «Nous nous opposerons à toute demande excessive», a-t-il dit. «L'enrichissement d'uranium doit faire partie de tout accord. (...) Nous assurons la population que l'enrichissement ne s'arrêtera jamais», a-t-il ajouté, évoquant un des principaux points de contentieux entre les deuxs parties.

«Nous ne sommes pas là parce que les choses sont terminées»

«Elles restent des négociations très difficiles. Il est important de souligner que nous ne sommes pas là parce que les choses sont terminées», a pour sa part souligné le chef de la diplomatie britannique William Hague avant de s'engager immédiatement dans des discussions avec ses homologues français et allemand. On soulignait de source diplomatique européenne la communauté de vue entre Britanniques, Allemands et Français.

William Hague s'est retrouvé avec le Français Laurent Fabius et l'Allemand Guido Westerwelle pour faire le point sur l'état de cette négociation engagée depuis mercredi à Genève entre l'Iran et les 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne). «Nous ne conclurons un accord, les six pays concernés, que si nous pensons que c'est un accord vraiment utile qui traite des problèmes soulevés par le programme nucléaire iranien», a prévenu Hague.

Renvoyant à l'historique de cette confrontation depuis plus de dix ans entre l'Iran et la communauté internationale le diplomate britannique a rappelé: «on se souvient de l'histoire, à quel point ce programme a été caché et a défié les accords internationaux». «Il est très important que l'accord soit (...) détaillé et global» et «que le monde entier puisse avoir confiance dans le fait qu'il va marcher et qu'il sera respecté», a poursuivi William Hague.

«Il y a encore beaucoup de travail»

Même tonalité pour Guido Westerwelle. «Il y a une chance réaliste (de parvenir à un accord) mais il y a encore beaucoup de travail», a déclaré à son arrivée le chef de la diplomatie allemande.

Les diplomates du groupe 5+1 négocient pied à pied depuis mercredi un accord d'étape de six mois pour limiter le programme nucléaire iranien controversé en échange d'un allègement de sanctions. L'Iran insiste sur le maintien de son programme d'enrichissement d'uranium et la poursuite des travaux pour la construction du réacteur à eau lourde d'Arak, destiné à des fins médicales et de recherche, mais qui pourrait produire à terme du plutonium utilisable à des fins militaires.