Lutte anti-terroriste au Sahel: Paris annonce l'envoi d'un «attaché de sécurité intérieure»

MONDE C'est qu'a expliqué Manuel Valls à Dakar, au Sénégal..

avec AFP

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Les ministres français et sénagalais de l'Intérieur Manuel Valls et Abdoulaye Diallo, le 15 novembre 2013 à Dakar (Sénégal).
Les ministres français et sénagalais de l'Intérieur Manuel Valls et Abdoulaye Diallo, le 15 novembre 2013 à Dakar (Sénégal). — SEYLLOU/AFP PHOTO

Le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls a annoncé ce vendredi à Dakar la création dans la capitale sénégalaise d'un poste «d'attaché régional français de sécurité intérieure» pour renforcer la lutte anti-terroriste dans les pays du Sahel.

«Nous souhaitons inscrire cette lutte contre le terrorisme dans la cohérence d'un plan Sahel qui pourrait être piloté ici à Dakar», a déclaré Manuel Valls à la presse, à l'issue d'une réunion de travail avec son homologue sénégalais, Abdoulaye Daouda Diallo.

>> Notre interview du ministre de la Défense sur le terrorisme dans le Sahel

«Pour ce qui nous concerne, nous ouvrons (le poste d'un) attaché régional français de sécurité intérieure qui renforcera les équipes qui sont déjà présentes sur le terrain, ici à Dakar, pour gagner en efficacité notamment dans le domaine du renseignement», a-t-il ajouté.

Menaces contre la France

La situation dans le nord du Mali voisin du Sénégal, où des éléments jihadistes restent actifs, est un sujet de préoccupation pour tous les pays d'Afrique de l'Ouest ainsi que du Tchad qui, avec la France, ont envoyé des troupes au Mali dès janvier pour combattre les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda qui venaient d'occuper cette région pendant neuf mois.

Ces groupes ont menacé de mener des actions en France et dans les pays africains qui participent à la force de l'ONU au Mali, la Minusma.

Le ministre sénégalais, M. Diallo, a insisté sur la nécessité de renforcer «l'échange d'informations» entre tous les pays de la région et la France pour lutter contre cette menace. Il a rappelé qu'en ce qui concernait le Sénégal, il avait «800 kilomètres de frontières avec la Mauritanie et le Mali», difficiles à contrôler entièrement pour empêcher la circulation de jihadistes armés.

Outre la lutte anti-terroriste, l'autre sujet essentiel de cette coopération est la lutte contre la drogue.