Nucléaire iranien: l'AIEA veut toujours une réponse aux questions en suspens

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Téhéran a rejeté mardi les accusations du secrétaire d'Etat américain John Kerry selon lesquelles l'Iran était responsable de l'absence d'accord lors des négociations nucléaires de Genève, en laissant entendre qu'elle était due à un désaccord au sein du groupe 5+1.
Téhéran a rejeté mardi les accusations du secrétaire d'Etat américain John Kerry selon lesquelles l'Iran était responsable de l'absence d'accord lors des négociations nucléaires de Genève, en laissant entendre qu'elle était due à un désaccord au sein du groupe 5+1. — Jean-Christophe Bott Pool

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) souhaite toujours que l'Iran réponde à ses questions sur d'éventuelles recherches nucléaires militaires dans le passé, malgré l'absence d'une telle référence dans l'accord conclu lundi entre les deux parties, a indiqué mardi l'AIEA.

«Le dossier du nucléaire iranien est très compliqué. Nous ne pouvons pas nous attendre à ce que tout soit réglé du jour au lendemain. C'est pourquoi nous adoptons une approche pas à pas», a indiqué le directeur général de l'agence onusienne, le Japonais Yukiya Amano.

«Toutes les questions qui ne figurent pas dans l'annexe (de l'accord signé lundi entre l'AIEA et l'Iran) seront traitées au cours d'étapes ultérieures», a-t-il poursuivi devant la presse à l'aéroport de Vienne, à son retour de Téhéran.

La feuille de route signée entre les deux parties lundi en Iran comprend six phases différentes, dont la première d'une durée de trois mois «vise à créer plus de confiance entre les deux parties».

«Dans les phases suivantes, nos experts et ceux de l'AIEA discuteront des autres questions (notamment celles) n'ayant pas une nature nucléaire directe», avait expliqué le chef de l'organisation nucléaire iranienne, Ali Akbar Salehi.

L'Iran a notamment accepté «volontairement» que les inspecteurs de l'agence onusienne visitent «l'usine de production d'eau lourde d'Arak et la mine (d'uranium) de Gachin», près de Bandar Abbas (sud).

Dans un sévère rapport en novembre 2011, l'AIEA avait indiqué que l'Iran avait travaillé au moins jusqu'en 2003, et peut-être après, à la fabrication de la bombe atomique.

L'agence n'est pas en mesure, faute de coopération de Téhéran, selon elle, de dire si le programme nucléaire iranien est entièrement pacifique ou s'il a une dimension militaire.