Nucléaire iranien: Les Etats-Unis ne sont pas dupes, assure John Kerry

MONDE Le secrétaire d'Etat réagissait à certaines critiques...

M.P. avec AFP

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Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a mis en garde la Syrie, le 26 août 2013.
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a mis en garde la Syrie, le 26 août 2013. — J.SAMAL/AFP

Le secrétaire d'Etat John Kerry a assuré dimanche que les Etats-Unis n'étaient ni «aveugles» ni «stupides» dans leurs pourparlers avec l'Iran sur son programme nucléaire, se défendant d'avoir cherché à précipiter un accord entre Téhéran et les grandes puissances.

«Nous sommes parfaitement en mesure d'évaluer si nous agissons dans l'intérêt de notre pays et du reste du globe, en particulier de nos alliés comme Israël et les pays du Golfe», a-t-il déclaré dans un entretien avec la chaîne américaine NBC depuis Genève, insistant sur le fait qu'il n'y avait «aucune différence» entre son gouvernement et Israël sur le dossier iranien.

Un peu plus tôt, Benjamin Netanyahou avait été très tranchant contre cette tentative d'accord. «Nous ferons tout pour convaincre les puissances et leurs dirigeants d'éviter de conclure un mauvais accord avec l'Iran», a-t-il dit lors du conseil des ministres.

L'Iran réaffirme ses «droits nucléaires»

«Mais il ne faut pas nous faire d'illusion, il y a une ferme volonté de parvenir à un accord», a ajouté le Premier ministre. «J'espère qu'il s'agira d'un bon accord qui permettra de réduire ou de démanteler totalement les capacités de l'Iran de se doter de l'arme nucléaire».

A l'issue d'une rencontre tendue vendredi à Tel-Aviv avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry, M. Netanyahu avait déjà martelé que l'accord en discussion avec l'Iran, serait un «mauvais accord». Israël, dont un ministre se rend mardi aux Etats-Unis, veut d'ailleurs jouer de son influence au Congrès américain pour tenter d'empêcher la conclusion d'un accord sur le nucléaire iranien lors de la reprise des négociations entre les grandes puissances et l'Iran le 20 novembre. «Nous allons mener une campagne aux Etats-Unis auprès de dizaines de membres du Congrès à qui j'expliquerai moi-même que la sécurité d'Israël est en jeu», a renchéri le ministre de l'Economie Naftali Bennett, en annonçant à la radio militaire qu'il se rendait à partir de mardi aux Etats-Unis.

L'Iran n'a d'ailleurs pas facilité la voie de la négociation en réaffirmant ce dimanche, au lendemain de l'échec des négociations, ses «droits au nucléaire».