Egypte: A son procès, le leader déchu Morsi lance «je suis le président de la République»

MONDE Son procès a été ajourné au 8 janvier 2014...

avec AFP

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Des partisans de l'ancien président égyptient Mohamed Morsi, destitué par l'armée, le 26 juillet 2013 au Caire, en Egypte.
Des partisans de l'ancien président égyptient Mohamed Morsi, destitué par l'armée, le 26 juillet 2013 au Caire, en Egypte. — FAYEZ NURELDINE/AFP PHOTO

Le procès pour «incitation au meurtre» du président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l'armée, et de 14 co-accusés s'est ouvert lundi matin en Egypte.

Mais il a été ajourné au 8 janvier pour des raisons encore mal établies. Certains médias egyptiens et étrangers ont avancé le bruit fait par les accusés dans leur box et le fait que Mohammed Morsi ne portait pas l'uniforme des prisonniers.

«Je suis le président de la République et ce tribunal est illégal»

Le chef de l'Etat déchu a conseillé au tribunal de juger plutôt les «leaders du coup d'État militaire». «Je suis le président de la République et ce tribunal est illégal», a d'emblée déclaré Mohammed Morsi derrière les barreaux d'une cage aux côtés de 14 co-accusés, a rapporté un journaliste de l'AFP présent dans la salle d'audience, au coeur de l'Académie de police du Caire.

Premier chef de l'État élu démocratiquement en Egypte, Morsi a été déposé et arrêté par l'armée le 3 juillet quelques jours après que des millions d'Égyptiens sont descendus dans les rues pour réclamer son départ. «C'était un coup d'État militaire, les leaders de ce putsch devraient être jugés», a lancé aux juges du tribunal le président déchu manifestement en bonne santé dans un costume bleu sombre.

M. Morsi doit répondre avec 14 co-accusés -dont sept toujours en fuite- de la mort d'au moins sept manifestants lors de heurts devant la présidence le 5 décembre 2012.

Le pays est dans la tourmente depuis la déposition il y a quatre mois de son seul chef d'Etat démocratiquement élu. Les partisans de Mohammed Morsi, emprisonnés ou décimés par l'implacable répression des autorités installées par l'armée dès le 3 juillet, ont appelé à la mobilisationt pour son procès, faisant craindre de nouvelles violences.