EN DIRECT. Journalistes tués au Mali: Ayrault promet que tout sera fait «pour retrouver les auteurs de ces assassinats»

M. Go.

— 

Jean-Marc Ayrault à Metz le 5 octobre 2013.
Jean-Marc Ayrault à Metz le 5 octobre 2013. — POL EMILE / SIPA
Ce live est maintenant terminé, merci de l'avoir suivi. Voilà les quelques informations qu'il faut retenir de la journée :
- Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault s'est engagé à retrouver les assassins.
-«Il va falloir renforcer la présence militaire française au Mali», a déclaré la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.
-Des policiers français devaient quitter Paris lundi pour Bamako afin d'enquêter sur le meurtre des deux journalistes.
-Plusieurs sources ont annoncé l'arrestation de suspects.
-Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a affirmé lundi que «tout sera fait» pour retrouver «les coupables» de l'assassinat à Kidal.
-Environ 200 journalistes de Radio France se sont rassemblés lundi midi à l'intérieur de la Maison de la Radio pour rendre hommage à leurs deux confrères.
-Les sénateurs ont rendu lundi un hommage solennel à Ghislaine Dupont et Claude Verlon.
-Des centaines de journalistes maliens ont marché lundi en silence à Bamako pour rendre hommage aux deux journalistes français assassinés.
18h05: Hommage à Bamako de journalistes maliens à leurs confrères français assassinés
Des centaines de journalistes maliens ont marché lundi en silence à Bamako pour rendre hommage aux deux journalistes français assassinés samedi dans le nord du Mali, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une délégation de la direction de Radio France Internationale (RFI) où travaillaient les deux journalistes tués, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, venue organiser le rapatriement de leurs corps en France, a participé à la marche.

«Nous avons organisé cette marche silencieuse pour dire : +Plus jamais ça!+, les auteurs de ce crime doivent être punis», a déclaré Makan Koné, président de la Maison de la presse de Bamako.

Un autre journaliste malien, Zao Ahmed Bamba, directeur de l'hebdomadaire «Le Coq», s'est déclaré «choqué» par la mort de «défenseurs de l'Afrique». «Ces morts sont une grande perte pour l'Afrique» et «il faut faire toute la lumière» sur les causes et circonstances de leur assassinat, a-t-il dit.

16h55: La rébellion touareg se dit impuissante

La rébellion touareg s'est dite lundi «humiliée», mais impuissante pour enquêter au sujet de l'assassinat de deux journalistes de Radio France internationale dans son fief de Kidal, au nord du Mali, qu'elle dit «ne plus contrôler»..

«Nous avons demandé à participer aux recherches des auteurs de acte crapuleux mais rien ne se décide», a déclaré à l'AFP Mahamadou Djéri Maïga, vice-président du MNLA, le principal mouovement rebelle toureg, depuis Ouagadougou.

«Même le véhicule qui a servi pour l'enlèvement, on refuse de nous le montrer alors que le fait de le voir pouvait nous mettre sur la piste dans la traque des terroristes», ajoute-t-il.

«Malgré cela, nous menons nos investigations. Nous faisons nos propres enquêtes et nous partagerons nos résultats avec ceux qui sont chargés du dossier. Nous ne pouvons rester ainsi les bras croisés», a souligné Mahamadou Djéri Maïga.


15h43: Hommage solennel au Parlement en hommage à Ghislaine Dupont et Claude Verlon

Les sénateurs ont rendu lundi un hommage solennel à Ghislaine Dupont et Claude Verlon, les deux journalistes de RFI tués samedi au Mali.

En présence de la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine, ils ont observé, debout, une minute de silence, après avoir écouté un hommage rendu par le président de séance, Thierry Foucaud (CRC, communiste, républicain et citoyen).

«C'est avec une très grande émotion que nous avons appris la terrible nouvelle de la mort de deux envoyés spéciaux de Radio France Internationale. Enlevés et tués samedi à Kidal au nord Mali alors qu'ils effectuaient un reportage, Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été froidement exécutés», a souligné Thierry Foucaud.

«A la demande de Jean-Pierre Bel, au nom du Sénat tout entier, je veux assurer leurs familles de notre soutien et leur présenter nos condoléances les plus attristées», a-t-il poursuivi.


14h50: Minute de silence au Club de la presse de Montpellier

Une cinquantaine de journalistes et d'élus ont observé une minute de silence lundi devant le Club de la presse à Montpellier, en hommage aux journalistes de RFI assassinés.

Olivier Roirand, président du Club de la presse et des communicants Languedoc-Roussillon, a fait part au micro de sa «profonde tristesse et indignation». «Aujourd'hui, ils nous manquent. Nous sommes touchés au coeur. C'est aussi de la colère qui nous traverse depuis samedi», a-t-il dit.

«Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été ciblés, enlevés, exécutés parce qu'ils étaient journalistes. Ce crime barbare nous rappelle une fois de plus que la mission d'informer n'est jamais anodine, qu'elle peut être terriblement risquée. Prendre des risques, c'est aussi être journaliste», a-t-il ajouté.


14h36: Le Prix Albert Londres dénonce atrocité et folie barbare

L'association Prix Albert Londres a dénoncé lundi l'atrocité et la «folie barbare» des assassins des deux journalistes de Radio France Internationale tués au Mali.

«Effroi, colère, dégoût, tristesse... Il faudrait tant de mots pour traduire l'émotion et le profond sentiment de révolte qui ont saisi toute la communauté des journalistes du Prix Albert Londres», écrit l'association dans un communiqué.

«La barbarie de leur exécution exige que tous les moyens soient déployés pour connaître la vérité et que l'impunité de ce crime ne triomphe pas», estime-elle.

«Le métier d'informer n'a peut-être jamais été aussi périlleux et les zones à risque ne cessent de s'étendre (...) Ce recul de la liberté de l'information est inacceptable et les rédactions des différents médias ne doivent pas se laisser décourager par la folie de barbares», ajoute-t-elle.


14h20: Le président Keïta promet de retrouver les coupables
Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a affirmé lundi que «tout sera fait» pour retrouver «les coupables» de l'assassinat à Kidal (nord du Mali) de deux journalistes de Radio France Internationale (RFI).

«Nous ferons tout pour retrouver les coupables», a déclaré le chef de l'Etat en recevant à Bamako des membres de la direction de RFI. «Aujourd'hui même, nous avons ouvert une enquête judiciaire sur ces assassinats et ce soir des enquêteurs français sont attendus ici pour travailler main dans la main avec leurs collègues maliens», a-t-il ajouté.

«Nous partageons le choc, nous aussi nous sommes submergés par l'émotion» provoquée par l'assassinat des deux journalistes, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, a-t-il affirmé, ajoutant: «RFI dans notre pays a non seulement des auditeurs, mais des membres d'une même famille».

Il a annoncé qu'il assisterait lundi soir à une cérémonie en l'honneur des deux journalistes pour «s'incliner sur (leurs) dépouilles» et qu'il les décorerait à titre posthume au nom du Mali.


13h35: Départ prévu de policiers français pour Bamako

Des policiers français devaient quitter Paris lundi pour Bamako afin d'enquêter sur le meurtre des deux journalistes de RFI samedi à Kidal (nord-est du Mali), a-t-on appris de sources proches du dossier.

Le parquet de Paris a ouvert samedi une enquête pour «enlèvements suivis de mort en relation avec une entreprise terroriste». L'enquête, placée sous l'autorité du parquet de Paris, a été confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et à la sous-direction antiterroriste (SDAT).

«Cela nécessite du temps. Je ne doute pas que nous aurons tous les éléments sur cet assassinat épouvantable», a affirmé le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, en marge d'un déplacement à Bezons (Val-d'Oise).


13h29: La piste des sous-traitants

Lexpressfr évoque ce  midi la piste de sous-traitants, des malfrats spécialisés dans le kidnapping pour les terroristes. Le site s'appuie sur le fait qu'il n'y ait pour le moment pas eu de revendications politiques à cet acte. Le journaliste cite un spéciaiste de la zone. Un article à lire ici.
13h19: Radio France en deuil

Les journalistes de Radio France se sont rassemblés lundi midi à l'intérieur de la Maison de la Radio pour rendre hommage à leurs deux confrères. Devant environ 200 personnes, dont les principaux dirigeants de Radio France et RFI, Jean-Luc Hess, le président du groupe audiovisuel public, a expliqué qu'il avait tenu à ce rassemblement pour honorer «nos deux camarades assassinés» au Mali. «Car entre Radio France et RFI c'est une longue histoire de respect, on fait le même travail, on est le service public, on a les mêmes exigences, les mêmes valeurs.»

Demain midi, une minute de silence sera observée dans le hall de RFI. Mercredi après-midi, une cérémonie plus large en mémoire de Ghislaine Dupont et Claude Verlon est prévue.La station RFI affichait ce matin les photos des deux journalistes

13h13: Jean-Marc Ayrault s'engage sans préciser le modus operandi

En déplacement à Saint-Etienne, le Premier ministre s'est engagé à retrouver les assassins, sans dévoiler de nouvelles informations. «La France fera tout pour retrouver les auteurs de ces assassinats (...). Nous leur devons», a dit Ayrault, «profondément touché comme tous les Français» par ces assassinats.

12h31: La France va renforcer sa présence militaire au Mali

«Il va falloir renforcer la présence militaire française au Mali», a déclaré la porte-parole du gouvernement, Najat
Vallaud-Belkacem. "Il nous reste près de 3.000 hommes français, il va sans doute falloir renforcer encore cette présence pour pouvoir faire reculer le terrorisme", a expliqué la ministre invitée vdes Echos TV. Pluis tôt, Laurent Fabius avait annoncé que "la sécurisation de l'ensemble de la zone et des zones voisines"allait être "accrue", mais sans fournir de détails.
11h15: Marine Le Pen dénonce «l'incohérence» de la France

 Interrogée sur BFMTV, Marine Le Pen a expliqué que la France devait continuer son action au Mali. «Je ne crois pas, je ne le crois pas du tout (...). Il faut aller au bout de ce que l'on a engagé», a déclaré la patronne du FN avant de critiquer. «Ce que je crois en revanche, c'est que ça doit remettre en cause l'incohérence de la politique étrangère de la France. Car enfin je rappelle, je réitère cette absurdité qui consiste à soutenir les fondamentalistes islamiques comme on l'a fait hier en Libye et aujourd'hui encore en Syrie. Car le gouvernement français, notamment par l'intermédiaire de ses alliés qataris et saoudiens, soutient les fondamentalistes islamiques d'un côté et les combat de l'autre.»

10h37: Des policiers français vont partir enquêter sur place

Des policiers français devaient quitter Paris lundi pour Bamako afin d'enquêter sur le meurtre des deux journalistes de RFI samedi à Kidal (nord-est du Mali), a appris l'AFP de source proche du dossier.

Le parquet de Paris a ouvert samedi une enquête préliminaire pour des "faits d'enlèvement et séquestration suivis de meurtres en lien avec une entreprise terroriste". L'enquête, placée sous l'autorité du parquet de Paris, a été confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et à la sous-direction antiterroriste (SDAT).

9h34: La gendarmerie malienne parle de l'arrestation de dix suspects

Selon l'AFP qui a contacté la gendarmerie malienne, une dizaine de suspects ont été interpellés. Rappelons que ni la Défense, ni le Qaui d'Orsay ne confirment pour le moment cette information. «Une dizaine de suspects ont été interpellés dans la région de Kidal, après l'assassinat des deux journalistes» de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, a indiqué une source à la gendarmerie de Gao, la grande ville du nord du Mali. «Nous commençons à avoir des éléments à ne pas négliger», a-t-elle ajouté.
9h29: La Défense dément des arrestations pourtant confirmées par RFI et Europe 1

Alors qu'Europe 1 et RFI indiquent que des suspects ont été arrêtés, les autorités françaises démentent. Le ministère de la Défense a expliqué lundi matin qu'il n'y avait pas eu des arrestations au nord-Mali liées à l'assassinat de journalistes français.

"Je démens qu'il y ait eu des arrestations de personnes liées à l'affaire du meurtre des journalistes", a déclaré à l'AFP une source proche du ministre de la Défense. Plus tôt ce matin, Fabious avait parlé "d'opérations en cours".

8h53: Laurent Fabius révèle des détails sur la journée des assassinats

Le ministre est également allé plus loin ce matin en révélant quelques aspects de la hjournée de samedi. "Au moment où les militaires français sont arrivés derrière le pick-up" qui transportait Ghislaine Dupont et Claude Verlon de Radio France Internationale (RFI), "ils ont vu s'enfuir pas très loin, 1.500 mètres à peu près, quelqu'un, l'ont coursé et ne l'ont pas rattrapé"

>> Les zones d'ombre de cet assassinats

Les journalistes "n'ont pas été acheminés" sur Kidal par les militaires français et "ils n'avaient pas demandé de protection particulière", a dit Laurent Fabius, en déconseillant "absolument d'aller là-bas". "L'ensemble du Mali aujourd'hui est relativement sécurisé mais ce n'est pas vrai à Kidal", a-t-il enfin indiqué.

8h49: Laurent Fabius confirme des "opérations en cours"

Interrogé sur RTL, ce matin, le ministre des Affaires étrangères confirme des "opérations en cours" dans deux campements. Rappelons qu'Europe 1 indiquait plus tôt que 5 suspects avaient été arrêtés, dimanche soir, dans deux camps où sont maintenus les anciens rebelles du MNLA, le Mouvement national de libération de l’Azawad.


Laurent Fabius : "Des opérations sont en cours... par rtl-fr
8h40: Le ministère de la Défense a des "indices" mais est beaucoup moins catégorique sur les arrestations

Les forces françaises disposent «d'indications permettant de remonter la trace» des meurtriers des deux reporters français enlevés et tués à Kidal, au Nord-Mali, a indiqué lundi matin une source proche du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

«Nous avons un certain nombre d'indications qui nous permettent de remonter la trace et nous espérons pouvoir y parvenir», a indiqué cette source, interrogée par l'AFP sur l'enquête autour des meurtres des envoyés spéciaux de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

8h35: La directrice de RFI confirme l'arrestation de suspects

Interrogée par iTélé, la directrice de la rédaction de RFI, Cécile Mégié, confirme l'arrestation de suspects. Mais elle ne sait pas s'ils sont aux mains des forces françaises. «Nous allons organiser une cérémonie mercredi», indique également la journaliste.

Enfin une piste? Selon une source locale de la gendarmerie malienne contactée par la correspondante d'Europe 1 à Bamako, cinq suspects de l'assassinat des deux journalistes français auraient été arrêtés dimanche soir, vers 22h.

.../... Plus d'informations à venir sur 20minutes.fr

Ces arrestations auraient eu lieu dans deux camps où sont maintenus les anciens rebelles du MNLA, le Mouvement national de libération de l’Azawad, indique la journaliste d’Europe 1 à Bamako.

Ces cinq suspects devraient être transférés à Gao et seraient en ce moment entre les mains des forces françaises qui patrouillaient depuis samedi, dans Kidal pour retrouver les assassins. Depuis le jour des assassinats, de nombreuses zones d'ombre demeurent, notamment sur l'identité des terroristes. Les corps des deux journalistes de RFI devraient être rapatriés lundi en France.