L'Equateur prêt à examiner une demande d'asile de Snowden

MONDE Le président équatorien, Rafael Correa, en visite à Moscou a indiqué mardi que son pays était prêt à examiner une demande d'asile de l'ex-consultant américain réfugié en Russie, s'il effectue une demande en ce sens sur le sol équatorien...

avec AFP

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Edward Snowden dans la première vidéo publiée depuis la Russie, le 12 octobre 2013.
Edward Snowden dans la première vidéo publiée depuis la Russie, le 12 octobre 2013. — AFP PHOTO / WIKILEAKS

«Si Snowden se trouve sur le territoire équatorien, s'il vient par exemple à la mission diplomatique, nous prendrons (en compte) sa demande, nous examinerons tous les aspects juridiques et nous prendrons une décision», a déclaré mardi Rafael Correa à des journalistes.

Le président équatorien s'exprimait au cours d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre au Kremlin avec son homologue russe, Vladimir Poutine.

Interrogé par un journaliste qui lui demandait s'il avait parlé du cas Snowden avec le président russe, Rafael Correa a répondu : «absolument pas».

Un an d’asile en Russie

Edward Snowden, ex-consultant du renseignement américain recherché par Washington pour espionnage après ses révélations sur la surveillance électronique effectuée par les Etats-Unis à l'étranger, a obtenu en août un asile pour une durée d'un an en Russie. Il avait auparavant passé plus d'un mois dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo où il était arrivé fin juin en provenance de Hong-Kong.

L'Equateur était le premier pays vers lequel Edward Snowden s'était tourné pour demander l'asile politique. En juillet, le président Correa avait déjà déclaré dans un entretien exclusif avec l'AFP que les autorités équatoriennes ne pouvaient statuer sur une demande d'asile politique de l'Américain qu'à condition qu'il se trouve en territoire équatorien.

L'Equateur a par ailleurs donné refuge, à son ambassade à Londres, à Julian Assange, le fondateur du site internet WikiLeaks. Cet Australien s'y trouve depuis le 19 juin 2012 afin d'échapper à une extradition vers la Suède pour des agressions sexuelles présumées qu'il nie. Il redoute d'être à terme extradé aux États-Unis et d'y encourir la peine de mort en raison de la publication par WikiLeaks de documents secrets américains