Espionnage de la NSA: Revivez les événements du lundi 21 octobre 2013

M.P. avec AFP

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Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, son homologue américain John Kerry, le président de la République François Hollande et le chef de la diplomatie britannique William Hague au palais de l'Elysée le 16 septembre.
Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, son homologue américain John Kerry, le président de la République François Hollande et le chef de la diplomatie britannique William Hague au palais de l'Elysée le 16 septembre. — LARRY DOWNING / POOL / AFP

0h15: Hollande exprime à Obama sa «profonde réprobation»

Le président français a téléphoné à son homologue américaine pour lui faire part de sa «sa profonde réprobation». L'espionnage entre alliés et amis est jugé «inacceptable» par l'Elysée. François Hollande «a demandé que toutes les explications soient fournies», selon un communiqué de la présidence française qui précise que les deux hommes ont «souligné que les opérations de collecte de renseignement devaient être encadrées, notamment dans un cadre bilatéral».

21h10: Kerry affirme que les Etats-Unis parleront avec la France, «un de ses plus vieux alliés», des problèmes d'espionnage
C'est ce qu'a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry.
«La France est l'un de nos plus vieux alliés dans le monde et j'ai une très étroite relation de travail avec Laurent Fabius», a indiqué Kerry lors d'une conférence de presse à Paris. «Nous aurons des discussions bilatérales, y compris avec nos partenaires français, pour régler ces questions.»
20h38: Le Parlement veut des sanctions
Les propositions de sanctions présentées par la Commission européenne pour renforcer la protection des données personnelles dans l'UE ont été soutenues ce lundi par le Parlement européen qui a émis un signal clair en direction des dirigeants européens à quelques jours d'un sommet. Le texte approuvé par la commission des Libertés publiques du Parlement européen par 49 voix contre 1 soutient et renforce les propositions formulées par la commissaire européenne chargé de la Justice, Viviane Reding, pour contrôler les transferts de données personnelles des citoyens de l'UE et sanctionner les mauvais usages.
Le texte doit encore être approuvé par un vote en séance plénière lors d'une prochaine session du Parlement.
18h47: Et la Maison Blanche ne veut pas commenter «les activités présumées du renseignement»
La Maison blanche a minimisé lundi la controverse née de révélations sur l'espionnage américain en France, assurant que Washington récupérait à l'étranger des données «du même genre que tous les pays». «Nous ne commenterons pas publiquement toutes les activités présumées du renseignement (...) et nous avons dit clairement que les Etats-Unis récupéraient des données du renseignement à l'étranger du même genre que tous les pays», a expliqué à l'AFP une porte-parole de la présidence, Caitlin Hayden.


18h40: Les Etats-Unis espionnent, comme «tous les pays», confirme la Maison Blanche

16h50 : Westerwelle comprend la «colère» de la France
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a indiqué «comprendre l'indignation et la colère en France» vis à vis des Etats-Unis car «ce n'est pas ainsi que nous devrions travailler entre partenaires et amis». «Il est important d'obtenir des clarifications car cela concerne la France, mais aussi d'autres pays, en particulier l'Allemagne», a-t-il déclaré à Luxembourg.

16h45: La question sera évoquée au sommet européen de jeudi annonce Fabius

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a indiqué lundi que la question sensible de la protection des données personnelles sera évoquée par la France au sommet européen de jeudi et vendredi. Le président de la République, François Hollande, «demandera à l'Union européenne d'avoir un règlement sur la question des données personnelles», a déclaré Laurent Fabius à l'issue d'une réunion avec ses homologues de l'UE à Luxembourg.
 

15h00: «Pas admissible» pour le PS
«Ce n'est absolument pas admissible qu'un pays allié puisse espionner la France à ce niveau», a déclaré le porte-parole du Parti socialiste, David Assouline, lors d'un briefing de presse hebdomadaire. Au PS, «nous voulons que tous les éclaircissements soient là et que si ces faits étaient avérés, non seulement, bien évidemment, qu'ils cessent immédiatement» mais que des explications nettes soient présentées à la France, a-t-il ajouté.

14h15: La France a demandé que soit apportée «une réponse tangible»
La France a rappelé à Charles H. Rivkin, l'ambassadeur américain en France, «que ce type de pratiques entre partenaires était totalement inacceptable et qu'il fallait nous assurer qu'elles n'avaient plus cours», a rapporté le sous-directeur de la presse du Quai d'Orsay, Alexandre Giorgini, à l'issue de la convocation. Paris a «demandé que soit apportée dans les plus brefs délais une réponse tangible à notre préoccupation», a dit ce porte-parole.


13h35: Ayrault demande aux Etats-Unis «des réponses claires sur ces pratiques». Le Premier ministre se dit «choqué»...
Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, s'est dit à Copenhague, «choqué» par l'espionnage américain et a demandé aux Etats-Unis d'apporter «des réponses claires» sur ces pratiques. «Je suis profondement choqué [...]. C'est invraisemblable qu'un pays allié comme les Etats-Unis puisse à ce point aller jusqu'à espionner autant de communications privées qui n'ont aucune justification stratégiques, aucune justification de défense nationale», a déclaré à la presse Jean-Marc Ayrault, en demandant aux Etats-Unis «des réponses claires et justifiant les raisons pour lesquelles ces pratiques ont été utilisées et surtout en créant les conditions de la transparence pour qu'il y soit mis fin».

12h36: Vous êtes choqués par les intrusions de la NSA ou vous en prenez votre parti? Donnez-nous votre avis par ici
11h25: D'autres révélations à venir dans Le Monde
Dans son éditorial, Natalie Nougareyde, la patronne du journal, annonce que le journaliste britannique Glenn Greenwald qui a recueilli toutes les données d'Edward Snowden va intervenir dans les colonnes du journal français. «Les "révélations Snowden" ne visent pas à affaiblir les sociétés démocratiques mais à les consolider, à éveiller les consciences sur les risques que comportent pour nos valeurs ce gigantesque ratissage de données permettant de lire dans nos vies, nos contacts, nos opinions, comme à livre ouvert. Pour Le Monde, cette démarche s'inscrit dans le droit fil des enquêtes consacrées ces dernières années à la question des libertés publiques et individuelles», écrit-elle.

11h03: Pour tout comprendre de l'espionnage de la NSA en France, cliquez ici
10h33: Et il n'y a pas que la France, le Mexique aussi...
Le gouvernement mexicain a demandé dimanche des explications à Washington après des révélations d'un journal allemand affirmant que les services de renseignement américains ont espionné les courriels de l'ex-président Felipe Calderon. Le magazine Der Spiegel, citant des documents fournis par l'ancien analyste de la CIA Edward Snowden, indique que la NSA, l'agence de sécurité nationale américaine, a surveillé les communications du gouvernement mexicain pendant des années.

10h24: Des révélations choquantes pour Manuel Valls
Le ministre de l'Intérieur a jugé que les informations publiées par Le Monde étaient «choquantes» et qu'elles méritaient des «explications». «Avec les nouvelles technologies de la communication, il faut évidemment des règles, cela concerne tous les pays», a souligné le ministre.» Si un pays ami, un pays allié espionne la France ou espionne d'autres pays européens c'est tout à fait inacceptable», a-t-il poursuivi.

10h20: Laurent Fabius convoque l'ambassadeur américain à Paris
Pour lui demander des explications sur les révélations du Monde. «J'ai convoqué immédiatement l'ambassadeur des Etats-Unis qui sera reçu ce matin même au Quai d'Orsay», a déclaré Laurent Fabius à son arrivée à une réunion européenne à Luxembourg. «Ce type de pratiques entre partenaires qui portent atteinte à la vie privée est totalement inacceptable. Il faut s'assurer, très rapidement, qu'en tout cas, elles ne sont plus pratiquées», a ajouté Laurent Fabius devant la presse.

Les révélations du Monde selon lesquelles la NSA a intercepté de façon massive les communications téléphoniques de citoyens français n’ont pas manqué de faire réagir la majorité. Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, a jugé que ces révélations étaient «choquantes» et qu’elles méritaient «des explications». Des explications qui seront peut-être données par l’ambassadeur américain qui a été convoqué par Laurent Fabius.

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