Syrie: Au moins 16 soldats tués dans un attentat près d'une banlieue pro-régime de Damas

MONDE Il s'agit d'un attentat à la voiture piégée...

avec AFP

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l'explosion d'une voiture piégée a tué au moins 20 personnes, dont trois enfants, vendredi près d'une mosquée de Souq Wadi Barada, une localité rebelle à 40 km au nord-ouest de Damas, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
l'explosion d'une voiture piégée a tué au moins 20 personnes, dont trois enfants, vendredi près d'une mosquée de Souq Wadi Barada, une localité rebelle à 40 km au nord-ouest de Damas, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). — - Sana

Au moins 16 soldats ont été tués ce samedi dans un attentat suicide à la voiture piégée et des combats entre troupes du régime et rebelles islamistes près de Damas, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'attentat, mené par un kamikaze du Front Al-Nosra, un groupe jihadiste affilié à Al-Qaïda, a été suivi par de violents combats à un barrage stratégique entre la localité rebelle de Mléha et la ville chrétienne et druze de Jaramana, considérée comme un bastion pro-régime, selon l'OSDH.

L'agence officielle Sana avait rapporté auparavant qu'un attentat mené par des «terroristes» (les rebelles selon la terminologie du régime), avait fait «des morts et des blessés» à l'entrée de Jaramana, du côté de Mléha.

Des combats très violents

De violents combats ont éclaté entre les deux bords à la suite de l'attentat et des obus de mortier tirés du côté rebelle se sont abattus sur Jaramana, d'après des habitants et l'OSDH, qui s'appuie sur un large réseau de militants et sources médicales.

Les combats, impliquant des rebelles islamistes, sont les plus violents aux portes de Jaramana, dans la banlieue sud-est de Damas.

«Le barrage est quasiment sous le contrôle des rebelles et l'armée de l'air a lancé quatre raids sur la zone pour tenter de les repousser», a expliqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

Selon lui, si les rebelles prennent le contrôle total du barrage, la ville de Jaramana, une des places fortes du régime, serait «exposée».