Australie: «Si ce n’est pas le meilleur job du monde, ça y ressemble beaucoup!»

MONDE Deux mois après avoir remporté l'un des «Best Job in the World», la Française Elisa Detrez raconte à «20 Minutes» son quotidien...

Bérénice Dubuc

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Elisa Detrez, la Française qui a remporté le 21 juin dernier l’un des six «Best Jobs in the World» mis en jeu par l'office de tourisme d'Australie, est depuis début août Park Ranger dans le Queensland.
Elisa Detrez, la Française qui a remporté le 21 juin dernier l’un des six «Best Jobs in the World» mis en jeu par l'office de tourisme d'Australie, est depuis début août Park Ranger dans le Queensland. — Maxime Coquard

Jaloux, passez votre chemin. Depuis deux mois, la vie d’Elisa Detrez a en effet de quoi faire des envieux. La Française, qui a remporté le 21 juin dernier l’un des six «Best Jobs in the World» mis en jeu par l'office de tourisme d'Australie, est depuis début août Park Ranger dans le Queensland. «Si ce n’est pas le meilleur job du monde, ça y ressemble beaucoup!» raconte-telle à 20 Minutes. «Je vis une très belle aventure, mais le temps passe très vite.»

En effet, depuis le début de son aventure, la jeune femme est basée à Cairns, où elle dispose d’un appartement, mais où elle ne rentre que le week-end pour faire ses lessives. Le reste de la semaine est consacré à la visite de la région. «J’ai un planning très chargé pour en voir le maximum», explique-t-elle. Deux personnes de l’office du tourisme du Queensland sont responsables de l’organisation de ses journées dans cette région grande comme trois fois la France.

Partage d’expérience

Elle part à la découverte de l’histoire, de la culture, mais surtout de la nature et des animaux des parcs nationaux. «Je suis un peu l’ambassadrice de l’Etat. Je dois faire la promotion de la région dans le monde entier, à travers mon blog et sur les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et Instagram.» La jeune femme travaille avec les 700 Park Rangers de la région, qui lui montrent leur travail au quotidien, qui varie fortement selon les différents parcs où ils sont affectés.

Ainsi, en début de semaine, elle a assisté des rangers dans des parcs maritimes où ils doivent prendre soin des coraux, des poissons ou des tortues, alors que la semaine précédente, dans les terres rouges de l’Outback, elle avait aidé des Rangers à construire des barrières pour éviter que les vaches ne viennent s’attaquer à la flore extrêmement fragile des parcs nationaux.

«J’essaye de partager ces expériences avec les internautes, et de leur expliquer les spécificités de chaque parc et pour quelles raisons tel site est protégé. Comme beaucoup d’enfants me suivent, je mets aussi en avant les animaux de la région: koalas, kangourous… Et je commence a être une crack en serpents, je finis toujours avec un reptile autour du cou!»

«Un travail de nomade»

Le soir, Elisa dort à l’hôtel ou chez les Rangers, que ce soit dans leur base ou à la belle étoile. «Il n’y a pas de routine, pas de train-train. C’est un travail de nomade, où j’apprends beaucoup sur la nature et sur le pays grâce aux Rangers, et où je découvre chaque jour de nouvelles choses extraordinaires.»

L’expérience qui l’a le plus marquée jusqu’à présent? «Lorsque j’ai aidé à rassembler des troupeaux de vaches sur une exploitation agricole de quelque 12.000 hectares avec… un hélicoptère! Et bien sûr, chaque plongée sur la grande barrière de corail. A chaque fois qu’on met la tête sous l’eau, on y voit des choses différentes mais tout aussi merveilleuses.» Car la jeune femme effectue aussi des activités touristiques -excursions, VTT, rafting…- histoire de faire rêver les gens et de leur faire découvrir les activités disponibles dans la région.

Ce rêve éveillé, Elisa va continuer de le vivre encore quatre mois. La semaine prochaine, elle changera de coin pour Airlie Beach et la Grande barrière de corail, où elle passera là encore environ deux mois, avant de retourner, pour les deux derniers mois de son contrat vers Brisbane, la capitale de l'État du Queensland.