Etats-Unis paralysés: Obama accuse les républicains de «se livrer à de l'extorsion»

ETATS-UNIS Face à l'intransigeance des républicains ayant entraîné ce «government shutdown», Obama se dit «exaspéré» par une attitude «irresponsable»...

avec AFP

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Barack Obama à Washington le 1er octobre 2013.
Barack Obama à Washington le 1er octobre 2013. — Charles Dharapak/AP/SIPA

Le président des Etats-Unis Barack Obama a reconnu mercredi qu'il était «exaspéré» par la crise budgétaire en cours avec le Congrès et a estimé que Wall Street devrait être «inquiet» des conséquences de ce blocage.

«Depuis le début de ma présidence, j'ai fait de gros efforts pour travailler avec les républicains, en mettant en sourdine mes déclarations (...) Certains disent que je suis trop calme», a déclaré Barack Obama à la télévision CNBC, au deuxième jour d'une paralysie de l'Etat fédéral provoquée par un désaccord sur le budget au Congrès. «Evidemment, je suis exaspéré, parce que (cette crise) est complètement superflue», a ajouté le président, en répétant qu'il ne négocierait pas avec ses adversaires républicains sur un relèvement du plafond de la dette, nécessaire selon le Trésor d'ici au 17 octobre.

Si le Congrès n'y donne pas son feu vert, les Etats-Unis risqueront de se retrouver en défaut de paiement à partir de cette date, une situation sans précédent.

Les républicains «irresponsables»

Barack Obama, qui a reçu en milieu de journée des dirigeants des plus grandes banques américaines à la Maison Blanche, a aussi affirmé que «Wall Street, cette fois, devrait être inquiet» du blocage actuel, en particulier au sujet de la dette.

«Lorsqu'il y a une situation dans laquelle un groupe est prêt à faire défaut sur les obligations des Etats-Unis (envers leurs créditeurs), alors nous avons un problème», a-t-il jugé. «Je suis exaspéré par l'idée que si je ne dis pas à 20 millions de personnes qu'elles ne peuvent pas avoir accès à une assurance-maladie, l'Etat restera paralysé» par les républicains, a-t-il ajouté, en qualifiant cette attitude d'«irresponsable».

«Si nous prenons l'habitude de permettre à un parti de se livrer à de l'extorsion (...) alors aucun des présidents qui viendront après moi ne pourra gouverner de façon efficace», a encore dit le président américain.