Paralysie budgétaire: Obama invite les chefs de file du Congrès

INTERNATIONAL Il s'agira de discuter ce mercredi de «a nécessité de mettre fin à la paralysie»...

avec AFP

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Barack Obama à la Maison blanche, le 15 avril 2013.
Barack Obama à la Maison blanche, le 15 avril 2013. — Charles Dharapak/AP/SIPA

Barack Obama a convié les chefs de file du Congrès ce mercredi à la Maison Blanche pour discuter du budget et de la dette, ont annoncé des porte-parole, au deuxième jour d'une paralysie de l'Etat américain.

Selon une porte-parole de la présidence, Amy Brundage, Barack Obama a invité le président républicain de la Chambre John Boehner, le chef de la majorité démocrate du Sénat Harry Reid, ainsi que les chefs des minorités dans les deux chambres, respectivement Nancy Pelosi et Mitch McConnell, pour parler de «la nécessité de mettre fin à la paralysie de l'Etat et de relever le plafond de la dette».

Le porte-parole de John Boehner, Brendan Buck, a confirmé cette information et précisé que la réunion était prévue à 17h30 (21h30 GMT).

Risque de défaut de paiement sur la dette

Faute d'un accord sur le budget entre les démocrates majoritaires au Sénat et l'opposition républicaine qui domine à la Chambre des représentants, les administrations centrales des Etats-Unis sont partiellement fermées depuis mardi matin 4 heures GMT.

Une nouvelle échéance se profile à l'horizon, celle du relèvement du plafond légal de la dette. Si le Congrès n'y donne pas son feu vert, les Etats-Unis risqueront de se retrouver en défaut de paiement sur leur dette souveraine à partir du 17 octobre, une situation sans précédent qui pourrait menacer l'économie mondiale, selon l'exécutif démocrate.

Les républicains de la Chambre, oppposés à la réforme de l'assurance-maladie promulguée par Barack Obama, refusent de voter un budget qui ne prévoirait pas d'en supprimer le financement. Ils ont aussi menacé de lier cette question à celle du relèvement du plafond de la dette.

Pas de négociations sur la santé

Barack Obama a affirmé que la réforme de la santé n'était pas négociable.

Après l'annonce de la rencontre de mercredi, Brendan Buck a affirmé que les républicains étaient «satisfaits du fait que le président reconnaisse enfin que son refus de négocier est indéfendable».

Mais il a aussi dit douter de l'utilité de cette réunion «si elle ne donne pas le signal d'un démarrage de négociations sérieuses entre les deux parties».