Silvio Berlusconi appelle à voter la confiance au gouvernement Letta

INTERNATIONAL L'ancien président du conseil avait poussé à la démission les cinq ministres de son parti...

avec AFP

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L'ancien Président du Conseil italien Silvio Berlusconi à Rome le 4 août 2013.
L'ancien Président du Conseil italien Silvio Berlusconi à Rome le 4 août 2013. — MISTRULLI LUIGI/SIPA

L'ancien président du conseil italien Silvio Berlusconi a créé la surprise mercredi, en appelant les parlementaires à voter la confiance au gouvernement d'Enrico Letta.

«Nous avons décidé, non sans débat interne, de voter la confiance», a déclaré le Cavaliere dans une courte allocution au Sénat, quatre jours après avoir provoqué une crise politique. Sa déclaration a été accueilli par un silence stupéfait dans l'assemblée.

Revenant sur les origines de la formation, il y cinq mois, du gouvernement de coalition d'Enrico Letta, auquel son parti, le Peuple de la liberté (PDL), participe, le magnat des médias a expliqué qu'alors, «la seule solution raisonnable était de réunir ensemble les forces de centre gauche et de centre droit».

«Changer le climat»

Après avoir accepté de «n'avoir que cinq ministres» au gouvernement, «nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour changer le climat de ce pays», a-t-il expliqué .

«Un climat que certains ont comparé à une guerre civile froide», a-t-il ajouté. Cet espoir, «que le pays aille vers une vraie pacification, ce dont il a besoin, nous ne l'avons pas vu s'accomplir», a-t-il regretté.

«Nous n'y avons pas renoncé et nous l'avons encore», a-t-il ajouté.

Le Cavaliere risque une arrestation

Prenant acte des engagements de Enrico Letta pour réduire la pression fiscale et garantir la responsabilité des magistrats, Silvio Berlusconi a appelé à voter la confiance au gouvernement qu'il souhaitait faire tomber la veille.

Samedi, Silvio Berlusconi, craignant la perte très probable d'ici à la mi-octobre de son siège de sénateur et donc son immunité parlementaire, après sa condamnation définitive le 1er août à une peine de prison pour fraude fiscale, avait poussé à la démission les cinq ministres de son parti.

Le Cavaliere risque une arrestation dans le procès Ruby pour abus de pouvoir et prostitution de mineure et des poursuites pour corruption de sénateur.