Syrie: Ban Ki-moon rencontre le chef de l'opposition à l'Onu

© 2013 AFP

— 

Les membres du conseil de sécurité de l'Onu votent à main levée le 27 septembre 2013 à New York une résolution contraignant Damas à détruire ses armes chimiques
Les membres du conseil de sécurité de l'Onu votent à main levée le 27 septembre 2013 à New York une résolution contraignant Damas à détruire ses armes chimiques — Stan Honda AFP

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a rencontré samedi le chef de l'opposition syrienne Ahmad Jarba pour l'encourager à participer à la prochaine conférence de paix sur la Syrie.

Ahmad la Coalition nationale syrienne (opposition) était disposée à envoyer une délégation à cette conférence prévue en novembre à Genève, a déclaré Martin Nesirky, porte-parole de l'ONU.

M. Ban avait annoncé vendredi son intention d'organiser à la mi-novembre une nouvelle conférence de paix, dite Genève 2. Une première conférence s'était tenue dans cette ville de Suisse en juin 2012.

«Le secrétaire général a salué l'engagement pris par M. Jarba d'envoyer une délégation à la conférence de Genève et incité la Coalition nationale à entrer en contact avec les autres gorupes d'opposition pour former une délégation représentative et unie», a précisé M. Nesirky. Selon lui, le secrétaire général a «souligné l'importance d'entreprendre un dialogue sérieux ausi vite que possible ainsi que la nécessité d'établir les responsabilités pour crimes de guerre».

Le 13 septembre, Ban Ki-moon avait affirmé que le régime de Bachar al-Assad avait commis «beaucoup de crimes contre l'Humanité».

Selon l'ONU, plus de 100.000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit en Syrie.

Après d'âpres négociations russo-américaines, le Conseil de sécurité a voté vendredi la résolution 2118 qui contraint le régime à détruire son arsenal chimique, sans cependant stipuler des sanctions automatiques en cas de non respect du texte.

L'opposition syrienne réclamait une résolution assortie de menaces de sanctions directes, mais surtout elle voulait que les Etats-Unis mettent à exécution leurs menaces de frappes contre le régime suspendues après l'accord russo-américain du 14 septembre sur le démantèlement des armes chimiques.