Réunion cruciale vendredi soir sur les armes chimiques en Syrie

DIPLOMATIE Vendredi soir à La Haye, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques va discuter de l'accord concernant la situation en Syrie...

avec AFP

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Le véhicule des enquêteurs de l'ONU en Syrie, à Damas, le 28 août 2013.
Le véhicule des enquêteurs de l'ONU en Syrie, à Damas, le 28 août 2013. — MOHAMMED AL-ABDULLA/NEWSCOM/SIPA

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) se réunira vendredi soir à La Haye afin de discuter de la destruction de l'arsenal chimique en Syrie, un élément de l'accord diplomatique permettant d'éviter les frappes militaires, a-t-elle indiqué.

«La réunion du conseil exécutif où doit être discutée la décision sur l'élimination des armes chimiques en Syrie aura lieu ce soir à 22h au siège de l'OIAC à La Haye», a indiqué celle-ci dans un communiqué. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la Russie et les Etats-Unis sont parvenus à l'ONU à un accord sur un texte encadrant la destruction des armes chimiques de Bachar al-Assad.

Vote à l'ONU sur ce projet de résolution

Le projet de résolution prévoit la possibilité pour le Conseil de prononcer des sanctions à l'encontre du régime Assad si le plan de désarmement chimique n'est pas respecté. L'OIAC doit donner son feu vert au plan de démantèlement mis au point le 14 septembre à Genève par les Russes et les Américains, avant qu'un vote ne soit effectué à l'ONU sur ce projet de résolution. Les ministres des cinq grandes puissances (Etats-Unis, France, Royaume uni, Chine, Russie) doivent se retrouver vendredi soir à New York avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et son médiateur en Syrie Lakhdar Brahimi.

Les recherches des inspecteurs doivent débuter mardi

Les inspections en Syrie sur l'arsenal chimique doivent commencer «pas plus tard» que mardi, assure le texte du projet de décision de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui se réunit vendredi soir pour l'approuver. Les inspecteurs devront également avoir accès à tous les sites suspects qui ne seraient pas inscrits dans la liste officielle fournie par la Syrie, assure le texte, dont l'AFP a obtenu copie.