Nairobi: La police désamorçe des explosifs, trois soldats kényans tués

TERRORISME Il reste encore «un ou deux» assaillants islamistes cachés à l'intérieur du centre commercial Westgate, à Nairobi, selon l'armée qui poursuit ses assauts...

avec AFP

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Le commando islamiste armé qui a pris d'assaut samedi un centre commercial de Nairobi y détenait toujours mardi matin des otages "vivants", affirment sur leur nouveau compte Twitter les islamistes somaliens shebab, qui ont revendiqué l'attaque.
Le commando islamiste armé qui a pris d'assaut samedi un centre commercial de Nairobi y détenait toujours mardi matin des otages "vivants", affirment sur leur nouveau compte Twitter les islamistes somaliens shebab, qui ont revendiqué l'attaque. — Tony Karumba AFP

Trois soldats kényans blessés au cours des affrontements ces quatre derniers jours autour du centre commercial Westgate de Nairobi ont succombé à leurs blessures, a annoncé ce mardi l'armée kényane. «Onze soldats des forces de défense kényanes ont été blessés» et «malheureusement, trois d'entre eux ont succombé à leurs blessures», a indiqué un porte-parole de l'armée, le colonel Cyrus Oguna, dans un communiqué.

Durant les affrontements qui se poursuivaient mardi entre les forces de sécurité et les assaillants, le Westgate avait pris feu lundi après une puissante explosion. Une partie du toit s'est finalement effondrée mardi, selon un pompier et une source sécuritaire. C'est une partie du parking aérien du centre commercial qui s'est effondrée, fragilisée par l'incendie ayant éclaté mardi. Le parking servait de toit à la section arrière du Westgate, notamment au premier étage d'un vaste supermarché.

Des explosifs désamorcés

La police a annoncé plus tôt qu'elle avait désamorcé des explosifs placés par les islamistes. Mais des membres du commando semblent toujours résister.  «Nous procédons à la neutralisation d'explosifs qui avaient été placés par les terroristes», écrit la police sur son compte Twitter, sans donner davantage de précisions.

Le commando détient toujours des otages vivants, affirment les shebab. «Les otages qui sont détenus par les moujahidines à l'intérieur du (centre commercial) Westgate sont toujours vivants, choqués mais néanmoins vivants», ont écrit matin les shebab, liés à Al-Qaïda, sur leur compte Twitter.

Ils ont affirmé mardi que le centre commercial était jonché, selon eux, d'un nombre «incalculable» de cadavres. Cette dernière déclaration fait craindre un bilan bien plus élevé que les 62 morts officiellement annoncés pour l'instant. Une soixantaine de personnes restent portées disparues.

Des combats depuis trois jours

Les forces spéciales kényanes combattent encore «un ou deux» assaillants islamistes cachés à l'intérieur du centre commercial Westgate, à Nairobi, ont indiqué des sources de sécurité à une correspondant de l'AFP sur place. Des tirs se font toujours entendre près du centre commercial.

Des attaquant isolés

Selon ces sources, les militants ont été localisés et sont isolés à l'intérieur ou à côté d'un casino situé dans un des étages élevés du centre commercial. Des coups de feu sporadiques et le bruit d'une explosion ont été entendus à l'aube, venant de l'intérieur de l'immeuble, ont indiqué des témoins.

Des otages secourus

Ces coups de feu interviennent après que le gouvernement kényan eût affirmé lundi être «en plein contrôle» de la situation dans le centre commercial, trois jours après l'attaque. Les sources de sécurité ont confirmé que plusieurs otages avaient été secourus et évacués vers un hôpital militaire. Les rebelles shebab somaliens, liés à Al-Qaïda, ont revendiqué cette attaque qui a fait au moins 62 morts et près de 200 blessés.

Des Américains et une Britannique parmi les assaillants

Deux ou trois Américains et une Britannique figuraient parmi les assaillants qui ont attaqué le centre commercial Westgate à Nairobi, tuant plus de 60 personnes, a déclaré lundi la ministre kényane des Affaires étrangères Amina Mohamed à la télévision PBS.

La ministre a ajouté que cette Britannique avait déjà commis des actes terroristes similaires «à de nombreuses reprises». La police kényane avait affirmé plus tôt lundi étudier les informations selon lesquelles la Britannique Samantha Lewthwaite, veuve d'un des kamikazes des attentats du 7 juillet 2005 à Londres, serait «impliquée». En ce qui concerne les Américains, a précisé la ministre, ce sont «de jeunes hommes, entre 18 et 19 ans (...) d'origine somalienne ou arabe, mais qui vivaient aux Etats-Unis, dans le Minnesota et dans un autre endroit».