Prise d'otage à Nairobi: «Caché dans un magasin, mon ami a été libéré dimanche soir»

TÉMOIGNAGE aphné, internaute française expatriée au Kenya, nous raconte comment un de ses amis s'est retrouvé au milieu de la prise d'otages du centre commercial de Nairobi...

Christine Laemmel

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Jonathan Kalan/AP/SIPA

«Je viens d’avoir un message, il a été sauvé dimanche soir». La voix encore fébrile, Daphnée est soulagée, «après deux jours stressants». Depuis samedi, un de ses proches, ami d’enfance kenyan de son compagnon, faisait partie des otages retenus dans le centre commercial Westgate à Nairobi au Kenya. «Il m’a juste dit qu’il était à nouveau joignable, qu’il a été sauvé par des policiers» raconte Daphnée.

 

C’est d’abord par une simple photo, envoyée de son smartphone, qu’il a alerté samedi plusieurs de ses connaissances. «On y voit des hommes armés, à l’entrée du centre commercial» se souvient la jeune fille. Un peu plus tard, elle apprendra qu’il s’est «caché dans un magasin, probablement au premier étage». Et que «beaucoup d’hommes très armés» sillonnent le centre commercial. «Il a pu rester en communication avec nous et sa famille, mais il pouvait très bien y passer à n’importe quel moment.»

«C’est quelque chose qu’on avait tous en tête»

«Très très choquée» lorsqu’elle a appris la nouvelle, Daphnée, rentrée en France depuis dix jours, tient aussi à ce que le Kenya ne pâtisse pas trop de cet événement «ponctuel». «C’est quelque chose qu’on avait tous en tête, surtout depuis les alertes de risques terroristes lancées par le Quai d’Orsay depuis juillet, mais il n’y avait pas de sentiment d’insécurité particulier. Cette prise d’otage, c’est dommage pour toute cette volonté que les Kenyans ont pour se développer.» Depuis juillet 2012, Daphnée travaillait dans une agence de publicité et de marketing de Nairobi. Rentrée il y a 10 jours, elle retournera au Kenya dès le mois de décembre.  

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