Des extraits de la vidéo des otages d'Arlit rendus publics

A. S.

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Des proches des otages français au Sahel, lors d'un rassemblement le 1er juin 2013 à Nantes.
Des proches des otages français au Sahel, lors d'un rassemblement le 1er juin 2013 à Nantes. — AFP PHOTO JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Une vidéo «crédible» des quatre otages français enlevés à Arlit au Niger. Paris Match rend publics mardi matin des extraits de cette vidéo et non la version intégrale, diffusée pa Al-Andalus, l’organe de propagande d’Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Selon le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Philippe Lalliot, cette vidéo «nous apparaît crédible et constitue une nouvelle preuve de vie des quatre otages français enlevés à Arlit (Niger) le 16 septembre 2010.» Elle reste cependant en cours de vérification.

Dans les extraits, les quatre otages indiquent que la vidéo a été enregistrée le 27 juin dernier. En français et sans doute sous la contrainte, ils mettent la pression sur les autorités françaises pour les faire libérer.

«En bonne santé» mais «menacés de mort»

Daniel Larribe dit être «en bonne santé mais je suis menacé de mort». «Je vous tiens responsable, vous les autorités françaises, pour tout ce qui pourrait m’arriver demain à compter de ce jour.» Le mari de Françoise Larribe assure que sa «vie a été mise en danger par les bombardements des avions français», en référence évidente à la guerre au Mali.

Pierre Legrand indique lui aussi «être en bonne santé» mais «menacé de mort». «Je tiens le gouvernement français responsable de tout le mal de ce qu’il pourrait m’arriver.» Thierry Dol déclare souffrir «d’une maladie cardiaque qui nécessite l’accès à la médecine». «Je vous tiens responsable des problèmes que je vais rencontrer à ce jour.»

Le quatrième otage, Marc Féret, évoque la famille française enlevée au Cameroun. «J’ai appris que des otages français ont été enlevés au Cameroun et que toutes les radios du monde, régulièrement, parlaient d’eux et qu’ils ont été libérés en deux mois. Peut-être ces otages au Cameroun n’avaient pas la même valeur que moi. Peut-être ces otages avaient des proches parents dans votre gouvernement. Peut-être étaient-ils plus français que moi. Pour ma part, je pense que nous sommes tous égaux», déclare l’otage. Sans doute, encore une fois, sous la contrainte.