«L'option militaire doit demeurer» en Syrie, estime François Hollande

SYRIE Le président de la République prêche pour une résolution à l'ONU sur le dossier syrien...

Anne-Laëtitia Béraud

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Claire Chazal et le président de la République François Hollande, le 15 septembre 2013 à Paris.
Claire Chazal et le président de la République François Hollande, le 15 septembre 2013 à Paris. — F. MORI/AFP PHOTO/POOL

Opération «pédagogie» sur la Syrie pour François Hollande dimanche soir, au 20h de TF1. Comme il l’avait promis, le président de la République s’est adressé aux Français, au surlendemain de l'accord russo-américain sur les armes chimiques du régime syrien. «La Syrie est la tragédie la plus grave du 21e siècle», a débuté le chef de l’Etat, jugeant qu’«une réaction était nécessaire» après l’attaque chimique du 21 août.

>> Toutes les déclarations de François Hollande à revivre ici

Une occasion d’éclairer, pour le chef de l’Etat, les décisions diplomatiques françaises. Si l’accord russo-américain est «une étape importante, ce n’est pas le point d’arrivée». Espérant «une résolution politique à la crise syrienne» portée «par des vrais démocrates», François Hollande a estimé que «l’option militaire doit demeurer, sinon il n'y aura pas de contrainte» sur la Syrie.

«Menace de sanctions» en cas de «manquement» du régime 

L’éventuel usage de la force apparaît comme un moyen efficace dans les relations internationales: «La pression exercée par la France et les Etats-Unis a été suffisamment forte pour convaincre [le président russe] Vladimir Poutine de prendre une initiative qui a permis d'avoir un accord», a-t-il jugé. «Comme nous n'avons pas engagé cette force, nous l'avons utilisée (…) pour arriver à la solution que les Français souhaitaient, que le monde souhaitait, c'est-à-dire une solution diplomatique», a-t-il poursuivi.

Après une rencontre avec les ministres des affaires étrangères américain et anglais lundi, François Hollande souhaite désormais qu’une résolution soit votée à l’ONU. Un texte qui prévoirait «la menace de sanctions» contre le régime de Bachar El Assad en cas de en cas de «manquement» à ses promesses.

>> Pourquoi la France a été marginalisée des négociations internationales sur la Syrie, à lire par là