Marche symbolique à Paris pour les otages du Niger

D.B. avec AFP

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Une pancarte lors de la manifestation du 22 juin 2013 à Aix en Provence en soutien aux otages du Niger.
Une pancarte lors de la manifestation du 22 juin 2013 à Aix en Provence en soutien aux otages du Niger. — Claude Paris/AP/SIPA

Trois ans d’attente sans réponse. Les familles des quatre otages français enlevés à Arlit  au Niger en septembre 2010 et détenus depuis au Sahel par Aqmi, vont marcher symboliquement 18 km à Paris dans la nuit de dimanche à lundi. «Ca fera trois ans dans la nuit du 15 au 16 (septembre, ndlr) que nos proches ont été enlevés, il nous est apparu évident à tous d'être ensemble cette nuit-là pour communier quelque-part avec eux et être physiquement ensemble», souligne Frédéric Cauhapé, le beau-frère de Marc Ferret, l'un des otages.

Les proches des otages se retrouveront aux abords du ministère des Affaires étrangères, puis démarreront leur marche à trois heures du matin, soit l'heure exacte de l'enlèvement de Pierre Legrand, Thierry Dol, Marc Féret et Daniel Larribe. Ils s'arrêteront en différents points symboliques, comme les sièges des entreprises françaises employeurs des otages (Areva, Vinci) et différents lieux de pouvoir (Elysée, Sénat, Assemblée nationale) et remettront une lettre à chacune de leurs étapes. Ils termineront leur périple au quai d'Orsay et remettront au ministères des Affaires étrangères un manifeste signé par plus de 12.000 personnes.

Pas de preuve de vie depuis juillet

Une manière de relancer la mobilisation et d’inciter les pouvoirs publics à l’action, car la dernière preuve de vie non datée des otages remonte au mois de juillet. «Depuis, nous n'avons pas eu de nouvelles», déplore Françoise Larribe, femme d’un otage.  «On peut comprendre que ce type d'actions et de négociations mérite une certaine confidentialité (...) On ne veut pas les détails, on veut simplement qu'on dise « ça avance » ou « ça stagne », et ça on nous le dit pas», a-t-elle regretté. «On est quand même assez adulte pour comprendre ce qu'il est nécessaire de communiquer ou ne pas communiquer», estime-t-elle. Les portraits des quatre otages ont aussi été affichés ce dimanche sur la façade de la mairie du 4 eme arrondissement de Paris. Histoire d’enfoncer le clou.