Une intervention militaire en Syrie serait «injustifiée» pour 56% des Français

SONDAGE Les sympathisants socialistes sont les plus favorables à une intervention...

avec AFP

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Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, prononce un discours sur la Syrie au Sénat, le 4 septembre 2013.
Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, prononce un discours sur la Syrie au Sénat, le 4 septembre 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Une majorité de Français (56%) pense qu'une intervention militaire franco-américaine en Syrie ne serait «pas justifiée», 35% seulement étant de l'avis contraire, selon un sondage de LH2 pour Le Nouvel Observateur publié lundi. 9% des personnes interrogées ne se prononcent pas.

Les Français qui trouvent que le principe d'une telle intervention n'est «pas du tout justifié» sont quatre fois plus nombreux que ceux (9%) qui estiment qu'il est «tout à fait justifié». Selon LH2, «presque toutes les catégories de la population se déclarent majoritairement contre le principe d'une intervention», les opposants les plus farouches étant «les seniors (63% des 65 ans et plus), les retraités (63%) et les personnes ayant un niveau d'études inférieur au bac (60%)».

Les sympathisants socialistes plus favorables à une intervention

A contrario, 51% des plus jeunes (les 18-24 ans) jugent le principe d'une intervention justifié. Cadres et professions intellectuelles supérieures y sont aussi majoritairement favorables. Au plan politique, seuls les sympathisants du Parti socialiste (57%) approuvent majoritairement le principe d'une intervention militaire franco-américaine.

D'autre part, 56% des sondés déclarent avoir une opinion négative de la gestion de la crise syrienne par François Hollande. Un tiers des sondés seulement (33%) émet un jugement positif. 11% n'ont pas d'opinion sur le sujet. Les cadres et professions intellectuelles supérieures et les sympathisants socialistes sont les seuls à porter un jugement positif, en majorité, sur la façon dont le chef de l'État gère la crise syrienne.

Sondage réalisé par téléphone les 6 et 7 septembre auprès d'un échantillon de 950 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Échantillon constitué selon la méthode des quotas.