Egypte: Le ministre de l'Intérieur dénonce à la télé une attaque «lâche» qui l'a visé

MONDE L'homme a survécu à une voiture piégée...

avec AFP

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Des hélicoptères militaires volent au-dessus de manifestants au Caire, en Egypte, le 1er juillet 2013.
Des hélicoptères militaires volent au-dessus de manifestants au Caire, en Egypte, le 1er juillet 2013. — Hassan Ammar/AP/SIPA

Le ministre égyptien de l'Intérieur Mohammed Ibrahim a survécu ce jeudi à un attentat à la bombe qui a visé son convoi au Caire, ont indiqué à l'AFP des sources au sein des services de sécurité.

Deux heures après l'explosion survenue vers 08H30 GMT, Mohammed Ibrahim est apparu à la télévision d'Etat, dénonçant une «lâche tentative» d'assassinat menée à l'aide d'une «bombe déclenchée à distance» qui a détruit «quatre voitures» du convoi et fait de «nombreux blessés» parmi les gardes le protégeant.

Premier attentat à la voiture piégée depuis des années

Un haut responsable du ministère de l'Intérieur a affirmé à l'AFP sous le couvert de l'anonymat, qu'une voiture piégée avait explosé au passage du convoi de M. Ibrahim à proximité de son domicile dans le faubourg de Nasr City. Mais un communiqué officiel du ministère a évoqué «une bombe».

Un journaliste de l'AFP a vu sur place une voiture entièrement détruite ainsi que la devanture d'un magasin et des véhicules soufflés. Un responsable du ministère de la Santé a indiqué que sept personnes avaient été blessées, sans préciser s'il s'agissait de civils ou de membres des forces de l'ordre.

Engrenage de violences

Un haut responsable du ministère de l'Intérieur a affirmé à l'AFP que quatre policiers avaient été blessés, dont l'un avait perdu sa jambe dans l'explosion. L'agence officielle Mena a indiqué que les routes menant au ministère en centre-ville avaient aussitôt été bloquées par la police.

Il s'agit du premier attentat à la voiture piégée au Caire depuis de longues années. Il intervient après la violente répression contre les partisans du président islamiste Mohamed Morsi destitué début juillet par l'armée dans laquelle la police, sous les ordres de Mohamed Ibrahim, avait été en première ligne.

La destitution et l'arrestation de Mohamed Morsi ont déclenché un engrenage de la violence qui a fait plus d'un millier de morts à travers l'Egypte, en grande majorité des manifestants islamistes. Dans le même temps, les attaques contre les forces de l'ordre se sont multipliées dans la péninsule instable du Sinaï principalement mais aussi dans d'autres villes du plus peuplé des pays arabes.