Syrie: Obama et Ban Ki-moon pas sur la même longueur d’onde

DIPLOMATIE Alors que le Parlement français débat mercredi, les différents partenaires de François Hollande sont toujours plus divisés sur la question syrienne...

P.K. (avec AFP)

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Ban Ki-moon et Barack Obama à Washington le 11 avril 2013.
Ban Ki-moon et Barack Obama à Washington le 11 avril 2013. — Alex Wong/CNP/AdMedia/SIPA

Barack Obama a reçu mardi des soutiens de poids au Congrès pour autoriser des frappes contre le régime du président syrien Bachar al-Assad. Si l'issue des votes la semaine prochaine dans les deux chambres du Congrès des Etats-Unis restait incertaine, le président républicain de la Chambre des représentants a apporté son soutien à Barack Obama.

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Le président américain, qui devait s'envoler mardi soir pour la Suède, s'est dit confiant sur l'issue de ces votes, et a une nouvelle fois mis l'accent sur le fait que toute intervention en Syrie serait «limitée» et «proportionnelle». «Cela n'implique pas de troupes au sol, ce n'est pas l'Irak, ce n'est pas l'Afghanistan», a-t-il souligné.

Blocage

Un optimisme qui tranche avec les réserves du  secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon  qui soulignait les risques d'une «action punitive», mettant en avant l'impact qu'elle pourrait avoir «sur les efforts pour empêcher d'autres effusions de sang et faciliter un règlement politique du conflit».

Il a aussi estimé que toute action militaire devait passer par le Conseil de sécurité de l'ONU, qu'il a exhorté à «surmonter le blocage» actuel entre Occidentaux et Russes.