Sur un compte Facebook non vérifié, le fils d'Assad défie Washington d'attaquer la Syrie

P.B.

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Ce message Facebook a été publié par un compte qui appartiendrait au fils de Bachar al-Assed, Hafez, âgé de 11 ans.
Ce message Facebook a été publié par un compte qui appartiendrait au fils de Bachar al-Assed, Hafez, âgé de 11 ans. — DR

«Je veux teeeeeellement qu'ils attaquent, parce que je souhaite qu'ils commettent la grave erreur de commencer quelque chose qu'ils ne sauront pas comment terminer.» Hoax très bien ficelé ou provocation véridique, dur à dire. Mercredi, un compte Facebook semblant appartenir au fils aîné de Bachar al-Assad, Hafez, a mis au défi les Etats-Unis d'attaquer la Syrie.

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Pour l'heure, personne n'a pu confirmer à 100% que le compte Facebook appartenait bien à Hafez al-Assad, âgé de 11 ans. Vendredi soir, la page était inaccessible. Le profil mentionne bien son école Montessori de Damas, mais l'information est connue du public. Le niveau d'anglais, élevé pour un enfant de 11 ans, peut paraître suspect, même pour un membre de l'élite syrienne, mais sa mère, Asma, est née, a grandi et étudié au Royaume-Uni.

Un point fait pencher la balance. Comme le relève le New York Times, le message a été liké et commenté par des comptes semblant appartenir à des enfants et des petits-enfants de cadres du régime syrien. Il n'est pas impossible qu'ils aient été fabriqués de toute pièce mais un journaliste local explique au Times avoir vérifié l'authenticité des profils de trois enfants de l'ancien ministre-adjoint de la Défense, Assef Shawkat.

«Des lâches»

Le message se moque des tergiversations occidentales. «Nous avons attendu 12 heures. 48 heures, qu'ils disaient. On attend toujours. Ils ont peut-être les meilleurs avions, navires et tanks, mais les soldats? Personne n'a des soldats comme les nôtres, en Syrie. L'Amérique a des lâches équipés de la meilleure technologie, et ils prétendent être des libérateurs».

«Peut-être qu'ils sont plus forts, peut-être qu'ils anéantiront notre armée mais ils n'écraseront jamais les derniers éléments de la résistance. C'est notre identité, nous sommes nés pour nous battre et résister. Nous les combattrons jusqu'à ce qu'ils quittent notre terre sacrée», promet-il. «Tel père, tel fils. Bien dit, futur Président», répond Nath Azar.