Le Yémen assure à Téhéran œuvrer pour libérer son diplomate enlevé

avec AFP

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Les autorités yéménites ont assuré à une délégation iranienne venue à Sanaa qu'elles déployaient «tous les efforts possibles» pour obtenir la libération d'un diplomate iranien qui serait détenu par Al-Qaïda, a rapporté mercredi l'agence officielle Saba.

Le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abou Bakr Al-Kirbi, a reçu la délégation du ministère iranien des Affaires étrangères arrivée mardi à Sanaa pour évoquer le cas du diplomate enlevé en juillet, a précisé l'agence.

«Le ministre a assuré à la délégation que les autorités concernées au Yémen déployaient tous les efforts possibles pour libérer» l'otage, un membre du personnel administratif de l'ambassade d'Iran au Yémen, enlevé le 21 juillet à Sanaa.

«Détenu par Al-Qaïda»

L'otage, Nour-Ahmad Nikbakht, est «détenu par des militants d'Al-Qaïda» dans une région éloignée entre les provinces de Chabwa et Baïda, dans le sud du Yémen, où le réseau est fortement implanté, selon des sources tribales et de sécurité.

Selon ces mêmes sources, il serait détenu avec un couple de Néerlandais enlevé en juin et un couple de Sud-Africains kidnappés en mai. L'enlèvement du diplomate, le premier connu d'un Iranien au Yémen, est intervenu dans un contexte de tension communautaire dans ce pays où l'Iran est accusée d'aider les chiites zaïdites du nord du pays, en conflit ouvert avec les fondamentalistes sunnites.

Le Yémen est le théâtre de fréquents enlèvements d'étrangers, souvent revendiqués par des tribus fortement armées, qui utilisent ce moyen pour faire aboutir leurs revendications auprès des autorités. Mais Al-Qaïda est également tenu pour responsable de rapts, dont celui d'un diplomate saoudien, Abdallah al-Khalidi, toujours aux mains du réseau extrémiste depuis son enlèvement en mars 2012 à Aden (sud).