Bagdad: Au moins 40 morts dans une vague d'attentats à la bombe

MONDE Une dizaine de voitures piégées ont explosé en différents points de la capitale...

avec AFP

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Les multiples attentats qui ont frappé l'Irak mercredi, en particulier à Bagdad, ont fait au total au moins 75 morts et plus de 200 blessés, selon un nouveau bilan établi jeudi matin de sources sécuritaires et médicales.
Les multiples attentats qui ont frappé l'Irak mercredi, en particulier à Bagdad, ont fait au total au moins 75 morts et plus de 200 blessés, selon un nouveau bilan établi jeudi matin de sources sécuritaires et médicales. — Sabah Arar AFP

Une vague d'attentats coordonnés a frappé ce mercredi matin Bagdad et ses environs, faisant au moins 40 morts et plus de 140 blessés, alors que l'Irak s'enfonce dans une spirale de violences. Une dizaine de voitures piégées ont explosé en différents points de la capitale, notamment dans des quartiers à majorité chiite, à une heure où de nombreux habitants se rendaient à leur travail, selon des sources policières et médicales.

Un kamikaze à pied a également déclenché les explosifs qu'il portait sur lui près d'un marché dans le quartier de Kadhimiyah, faisant trois morts et huit blessés.

3.700 morts dans des attentats en 2013

A Mahmoudiya, à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale, un second kamikaze, au volant d'une voiture piégée, s'est précipité sur un poste de contrôle de police, faisant au moins trois morts et huit blessés. Et à Madaïn, également au sud de la capitale, un engin explosif a sauté au passage d'une patrouille militaire, faisant quatre morts et trois blessés parmi les soldats.

L'Irak a renoué depuis quelques mois avec le niveau de violences connu en 2008 lorsque le pays sortait à grand peine d'une quasi-guerre civile opposant sunnites et chiites. Depuis le début 2013, plus de 3.700 personnes ont péri dans des attentats, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources médicales et de sécurité.

La dernière vague d'attaques intervient malgré le renforcement des mesures de sécurité dans la capitale. L'attentat le plus sanglant s'est produit dans le quartier Jisr al-Diyala, dans le sud-est de Bagdad, où au moins sept personnes ont été tuées et 21 blessées. D'autres quartiers chiites ont été visés, notamment Kadhimiyah et Sadr City.

Déstabiliser le pays

Dans le quartier de Shaab, où deux voitures piégées ont explosé, Marwa, une jeune femme de 18 ans, dont l'immeuble a été endommagé par une des déflagrations, accusait les politiciens de ne rien faire face aux attentats. «Notre maison est en ruines. Et les hommes politiques passent leur temps à se battre pour obtenir des sièges, plutôt que de s'intéresser à nous», a-t-elle déclaré, en pleurs, à l'AFP.

Aucun groupe n'a revendiqué ces attaques, mais des groupes extrémistes sunnites liés à Al-Qaïda sont généralement tenus pour responsables d'attentats visant les chiites. Ces attentats, estiment les spécialistes, visent à alimenter le conflit confessionnel et à déstabiliser le pays qui peine à retrouver une stabilité politique et sécuritaire, dix ans après l'invasion américaine qui a renversé Saddam Hussein.